Briefing du Ministre Porte-parole du gouvernement : « Ceux qui pensent qu’il y a une ethnicisation de la crise sont des ennemis du Mali »

Dans le cadre de sa traditionnelle rencontre avec la presse, Amadou Koita, ministre de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne, porte-parole du gouvernement et ses homologues, Tienan Coulibaly de la Défense et Me Kadidia Sangaré Coulibaly des Droits de l’homme étaient face à la presse. C’était le jeudi 12 dernier avril au Centre d’Information Gouvernementale du Mali.

Il s’agissait au cours de ce rendez-vous hebdomadaire de faire le débriefing du conseil des ministres du jeudi 12 avril tenu à Koulouba sous la présidence du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta.

Pour couper court aux rumeurs accusant les Fama de commettre des exactions sommaires au centre du pays, M. Tienan Coulibaly, ministre de la défense et des anciens combattants a donné des précisions. Il a indiqué que suite à l’incident du vendredi 6 avril survenu à Dioura, qui a conduit à des morts d’hommes, certains détracteurs des Fama ont essayé de leur faire porter le chapeau à travers de fausses allégations. « Il faut arrêter de culpabiliser l’armée du Mali » a-t-il répliqué.

Répondant aux accusations d’attaque sommaire contre les peulhs, le ministre de la défense a déclaré que : « ceux qui pensent qu’il y a une ethnicisation de la crise sont des ennemis du Mali ».

Il a profité de l’occasion pour réaffirmer son soutien aux Fama pour le noble combat qu’elles sont en train de mener, à savoir la traque des terroristes et la protection des populations et de leurs biens. A l’en croire, s’il y a  eu des exactions à Dioura, ce n’est pas du fait de l’armée malienne car le respect des droits de l’homme et le respect de la population locale sont des vertus enseignées aux militaires avant leur déploiement sur le front.

Quant à Me Kadidia Sangaré Coulibaly, ministre des Droits de l’homme, elle a édifié la presse sur la situation du rapport d’enquête suite aux allégations faites par Human Right Wight. Selon elle, une commission d’enquête composée des inspecteurs des forces armées, de la gendarmerie et du tribunal militaire, a permis de prouver qu’aucune exaction n’a été commise dans les zones citées.

Bourama Camara

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