Cri de cœur des migrants de retour au pays : « Nous demandons aux autorités de nous mettre dans nos droits conventionnels »

La salle de conférence du centre Djoliba a servi de cadre à la concertation des membres de l’association malienne de solidarité et d’entraide sociale des migrants de retour au pays sur la question relative à leur droit de sécurité sociale qu’ils jugent confisqué par les autorités de tutelle. C’était le jeudi 10 mai dernier.

Cette rencontre à but revendicatif, a enregistré la présence de Bakary Tandja, vice-président de l’association, Aliou Coulibaly, secrétaire général, Bakary Sacko, un cadre de l’association et l’ensemble des membres. Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour notamment le renouvellement du bureau et l’application strict des textes sur l’accord franco-malien sur la sécurité sociale des migrants au retour du pays.

A défaut de renouvellement du bureau, faute au non atteint du quorum, finalement renvoyé à  une date ultérieure,  Bakary Tandja,vice-président non moins porte parole des expatriés retraités, a rappelé à l’assistance la nécessite d’une synergie d’action pour revendiquer leur  droit aux services sociaux. Il s’agit notamment de l’ajustement de leur salaire conformément aux autres pays de la sous région selon la convention, leur intégration à l’AMO avec leurs familles et de réduire le prélèvement abusif fait par les autorités. Selon lui, cela fait exactement trois ans qu’ils n’ont pas eu de satisfaction sur la gestion de leur droit de sécurité sociale que la France leur alloue mensuellement. « Nous demandons aux autorités de nous mettre dans nos droits conventionnels », a martelé M. Tandja qui a ajouté qu’ils ne bénéficient qu’une infime partie de leur argent venant de l’INPS. Et à juger trop abusif, le système de prélèvement que les autorités concernées leur infligent. Pour conclure, Bakary Tandja par la voix de l’ensemble des membres de l’association malienne de solidarité et d’entraide sociale des migrants de retour au pays (AMMRP), a interpellé les aux autorités de tutelle notamment, le ministère des finances, le ministère de la solidarité et de l’action humanitaire et l’INPS pour la restitution de leur droit à la sécurité sociale dans un bref délai.

B. Camara

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