Cyril Achkar à l’Assemblée générale de l’OPI : « 70% des 130 unités industrielles de la manufacture sont à jour de leur cotisation »

 

Le samedi 11 novembre, le Ministre du Développement Industriel a présidé la cérémonie d’ouverture de l’assemblée générale annuelle de l’OPI couplée avec celle  du  lancement du catalogue des produits Made in Mali, première édition. Y étaient présents, le Président du Conseil National du Patronat du Mali, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, les Directeurs  Nationaux et généraux des Administrations d’Etat, les Directeurs des Finances et du Matériel des Ministères, les Présidents d’honneur de l’OPI.

Le président de l’Organisation Patronale des Industriels (OPI) Monsieur Achkar a, d’entrée de jeu,  salué  le Ministre du Développement Industriel (MDI), Mohamed Ali Ag Ibrahim, pour son  grand attachement à la promotion de l’industrie nationale  depuis plus de 18 mois. De même, il  a vivement salué la constance des présidents Mamadou Konaté et Youssouf Bathily de la CCIM aux assemblées générales.

L’OPI est le groupement professionnel des « industriels de la manufacture ».  Elle  a été créée  le 5 juillet 1975 et  regroupe 130 unités installées, recensées dans le secteur formel. 70% d’entre elles sont actives, c’est-à-dire à jour de leur cotisation. L’OPI est affiliée au CNPM dont elle est un des groupements fondateurs. Elle participe au développement industriel avec les entreprises minières et celles du bâtiment et des TP au secteur secondaire.   Elle  pèse pour  22% dans le PIB  du Mali. Mais prise séparément, la manufacture fait 6% du PIB (source Instat 2015) contre 11%, la moyenne des payes de l’UEMOA.

Cette situation alarmante a conduit l’Organisation à l’élaboration d’un programme de mandature  devenu « le livre blanc de l’industrie » au mois de juin 2013  à la faveur de l’élection présidentielle puis devenu « le livre blanc de l’industrie, tome 2 » à la faveur de la dernière élection du bureau de l’OPI en juin 2016.

La raison principale de la réalisation du « Catalogue des Produits Industriels made in Mali », est de faire connaître les principaux produits fabriqués au Mali au bénéfice des consommateurs sans oublier le plus grand d’entre eux à savoir l’Etat et sa commande publique. « Le thème de la commande publique lors de la JIA 2014 repris en 2015 et 2016 a payé ! D’une part nous avons un premier catalogue et d’autre part le gouvernement et, plus particulièrement le Ministère du Développement Industriel, travaille assidûment à la signature d’un décret encourageant les produits locaux dans la commande publique dans le respect des règles communautaires », s’est réjoui M. Achkar.

Les catalogues permettront d’encourager l’investissement productif, de montrer les produits fabriqués du Mali, de valoriser la production locale ‘’ Made in Mali ‘’, d’orienter la commande publique en faveur des productions nationales, d’encourager le patriotisme économique, de séduire les consommateurs. L’impact attendu de l’initiative du gouvernement à travers la mise œuvre du dispositif de la commande publique, peut s’avérer déterminant au plan de la croissance économique et de l’amélioration de certains équilibres macroéconomiques du pays.

Le président de l’OPI a invité ses collègues à faire preuve de plus de dynamisme et d’ingéniosité pour adopter une position concurrentielle permettant d’offrir à l’Etat, à travers la commande publique, des produits compétitifs, de bonne qualité et à des prix abordables.

Il a indiqué que le CNPM est également aux côtés de l’OPI tout comme la CCIM, pour appuyer les préparatifs de la JIA 2017, prévue du 1er au 3 décembre 2017. « La commission d’organisation, présidée par notre collègue le vice-président Boubacar TANDIA et les anciens présidents qui l’assistent sont à pied d’œuvre actuellement aux cotés des représentants du Ministère de tutelle et des structures affiliées », a-t-il tenu à préciser.

Pour  le président de l’OPI, le dynamisme de son organisation doit être maintenue et renforcée afin qu’elle devienne  un véritable instrument de plaidoyer  au service des entreprises industrielles.  « Pour y arriver, nous devons compter sur la disponibilité de tous et sur les ressources financières que nous nous devons de trouver pour parvenir à exister et à poursuivre nos études qui nous permettent d’être une réelle force de proposition… ». Mais aussi, il souhaite que l’assemblée  générale  permette la consolidation des acquis sur tous les plans. Ce qui exige, selon lui,  comme priorité,  le renforcement  de la cohésion  et l’unité.

Gaoussou M.Traoré

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