Défis des prochaines échéances électorales : La MINUSMA renforce les capacités des femmes

En vue de mieux préparer les femmes à faire face aux défis des prochaines échéances électorales et dans l’optique d’un appui conséquent à l’application de la Loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 visant à promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives, la MINUSMA a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des femmes de Bamako. L’ouverture dudit atelier s’est tenue le mardi 13 juin 2017 à l’hôtel ONOMO, sous la présidence de Monsieur Frantz Mesidor, Directeur par intérim des Affaires Electorales de la MINUSMA.

Compte tenu de l’importance de la thématique, beaucoup d’associations féminines et de femmes politiques de la majorité et de l’opposition, ont répondu à l’invitation de la MINUSMA.

Selon le Directeur par intérim des Affaires Electorales de la MINUSMA, Frantz  Mesidor, la discrimination basée sur le genre au plan politique perdure encore au Mali. Au terme des élections législatives de 2009, sur 147 députés, seulement 15 femmes ont été élues à l’Assemblée Nationale. Lors des élections de 2009, les femmes ont constitué seulement 13,7% des listes de candidature proposées par les partis politiques, à l’issue desquelles 08 ont été élues maires (sur 703 communes) et 927 ont obtenu des sièges de conseillers communaux (sur 10 774 qui furent en lice).

Au-delà de ces statistiques, dit-il, des avancées notables ont été enregistrées lors des dernières élections communales du 20 novembre 2016 par rapport à la participation et à la représentativité des femmes.

Le fait que 25,60% des conseillers municipaux entrant soient des femmes, constitue une avancée assez significative qu’il faudrait capitaliser afin que le respect du quota de 30%  devienne une réalité lors des prochains scrutins de 2017-2018.

Prenant la parole au nom des participantes, Barama Koné, chargée de mission au Cabinet du chef de fil de l’opposition, a affirmé que cet atelier initié par la MINUSMA est d’une importance capitale. Elle permettra à toutes les femmes de renforcer leurs capacités en vue de faire face aux défis de la dimension genre.

L’atelier a mis à nu le besoin d’étendre cette formation à d’autres acteurs du processus électoral, notamment les médias et les organes en charge des élections en vue de permettre à tous, outre les femmes candidates, d’être mieux outillés en vue d’une meilleure application de la loi n°2015-052  du 18 décembre 2015.

Drissa Togola

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