Grand Concours-débat sur la révision constitutionnelle : L’ADA fait d’une pierre plusieurs coups

La 2ème édition du Grand Concours-débat sur la révision constitutionnelle de l’Association pour le Développement de l’Afrique (ADA), tenue le 15 juillet dernier, a été sans aucun doute une plateforme d’information, de formation et d’échanges pour la jeunesse. Une initiative inédite à mettre à l’actif des responsables de l’ADA, notamment sa dynamique présidente Mme Keita Fatoumata Sangho.

Le très symbolique Mémorial Modibo Kéïta a abrité le 15 juillet dernier, la 2ème édition du Grand Concours-débat de l’Association pour le Développement de l’Afrique (ADA), présidée par Mme Keita Fatoumata Sangho. Ce rendez-vous d’art oratoire regroupant les jeunes, qui s’inscrit dans le cadre du projet de l’ADA dénommé « Eveil de la jeunesse ADA 2017 : Comprendre pour Agir en Leader» porte cette année sur la révision constitutionnelle au Mali. Un thème d’actualité brûlante. Ce concours débat a réuni onze équipes de cinq membres chacune. Six (6) groupes étaient pour le projet de révision constitutionnelle. Ce sont Ciwara, Espoir, Benkadi, les Agisseurs, le groupe AMJL1 et Citoyen actif. Mouvement jeunes en marche, Gingin yelen, Faso Nieta, ENI ABT et un autre groupe étaient contre la révision constitutionnelle.

Selon la présidente de l’ADA, Mme Keita Fatoumata Sangho, l’objectif visé à travers le projet « Eveil de jeunesse ADA 2017 » est de constituer une plateforme d’information, de formation et d’échanges autour du projet du référendum constitutionnel. Plus spécifiquement, il s’agit d’expliquer sans parti pris, le projet de révision constitutionnelle à travers l’intervention de jeunes débateurs ; renforcer la capacité des jeunes à débattre et défendre leurs points de vue dans un cadre de démocratie, de courtoisie de respect et d’ouverture d’esprit ; développer aussi des talents d’orateurs des jeunes et leurs capacités de leadership, toutes chose qui leur permettront à leur tour de sensibiliser leurs pairs sur le projet de révision constitution, susciter l’intérêt de la jeunesse sur les questions cruciales d’intérêt national et contribuer au développement du leadership et de la construction citoyenne de la jeunesse malienne. A en croire la présidente de l’ADA, il est crucial de mener des campagnes d’information  et de sensibilisation sur le contenu du projet pour permettre à la jeunesse de participer au processus. C’est pourquoi, ajoute-t- elle, l’ADA a initié cette activité d’éducation, d’information, de sensibilisation et de renforcement des capacités des jeunes à travers ces débats contradictoires entre des équipes oratrices. « Nous avons souhaité organiser ce concours-débat parce que  c’est une activité non partisane. Nous ne sommes pas ici pour prendre parti pour ou contre.  Nous sommes là, comme à l’accoutumée, dans le cadre de nos actions habituelles qui consistent à permettre  aux  jeunes maliens de renforcer leurs capacités en leadership», a-t-elle expliqué. Les membres de l’ADA, a souligné Mme Kéïta, ont rencontré les candidats débatteurs pour leur expliquer le règlement du concours.  « Durant tout ce processus, les jeunes  se sont formés et informés. Ils ont avoué que sans ce concours, ils n’allaient jamais lire le contenu du projet de révision, donc cela est un acquis.  Et nous avons atteint déjà notre objectif  », a fait savoir la Présidente de l’ADA.

La France et l’Amérique soutiennent les actions de l’ADA

Elle a profité de cette tribune pour rappeler quelques actions menées par ADA grâce au soutien de ses partenaires maliens, français et américains. « Avec leur accompagnement, nous avons été en 1ère ligne sur les  sentiers et chantiers des domaines prioritaires de développement : éducation, santé, emploi, sécurité alimentaire, protection de l’environnement mais aussi et surtout le leadership de la jeunesse », a-t-elle rappelé. Selon sa présidente Mme Kéïta Fatoumata Sangho, l’ADA est parvenue à inscrire ses actions dans le cadre du renforcement  du leadership durable efficace de la jeunesse malienne. « Car nous sommes convaincus que le leadership de la jeunesse est la clé à tous les maux qui minent notre société, notre pays…Une jeunesse formée, éduquée et citoyenne constitue la garantie d’une nation qui  se développera, sans nul doute ».

Pour conclure, la présidente n’a pas manqué de saluer tous les partenaires de l’ADA dont le soutien permet de maintenir le cap et d’apporter sa contribution à la construction de la patrie.

Le sénateur Djigui Bagayoko, membre de la commission d’organisation, a apporté quelques éclairages. Il a expliqué le choix des sujets. « Nous vivons une période de haute tension. Nous sommes neutres. Et cette neutralité va prévaloir », a-t-il souligné en disant qu’il s’agit de préparer les jeunes à être des débatteurs.  « Il ne s’agit pas ici d’une salle où on défend le Oui ou le Non. C’est la culture du talent. Notre souci, c’est la jeunesse», a précisé le sénateur Djigui Bagayoko.

Par la suite, Mariam Guindo a pris la parole pour lire le règlement intérieur du concours. Le tirage au sort des groupes qui devaient s’affronter a été un autre temps fort de cette cérémonie.

A la fin des manches, 4 groupes ont été qualifiés en demi-finale et s’affronteront en second tour pour obtenir une place à la finale prévue pour la semaine prochaine.

A titre de rappel, l’association pour le développement de l’Afrique (ADA) est une organisation à but non lucratif créée en 2006  par des jeunes africains et français dans le but de contribuer au développement de l’Afrique en général et du Mali en particulier.

De sa création à nos jours, l’ADA a mené des actions dans le cadre du renforcement du leadership  des jeunes. Les responsables d’ADA  se  fixent comme objectifs de contribuer à l’amélioration des conditions de vie en Afrique en général, au Mali en particulier dans le domaine prioritaire du  développement, de soutenir et mettre en œuvre des projets à impact national et durable.

Bintou Diarra

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