Le Président IBK à Ouagadougou : « Le G5 Sahel est uni face au terrorisme »

L’attentat du 13 août 2017 au Café Restaurant Aziz Istanbul de Ouagadougou au Burkina Faso qui a fait 18 morts, semble donner un nouvel élan à l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel. En déplacement dans  la capitale burkinabé, le Président Ibrahim Boubacar Kéïta  a souligné que le G5 Sahel est uni face au terrorisme.

S’unir pour vaincre ! C’est désormais le mot d’ordre des Chefs d’Etat des cinq pays du Sahel, à savoir Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso.

Au cours de sa visite, ce 15 août 2017 à Ouagadougou, le Président de la République du Mali et Président en exercice du G5 n’a pas manqué de  déclarer que les pays du Sahel sont unis pour faire face au terrorisme. «Le G5 Sahel est uni. Dans ces circonstances, nous ne baisserons pas les bras, on ne nous effraiera pas. Les assaillants ne réussiront pas à nous faire terrer dans nos maisons (…) Le G5 Sahel est uni face au terrorisme», a déclaré Ibrahim Boubacar Kéïta. C’est une volonté politique à laquelle plusieurs Chefs d’Etat adhèrent avec comme objectif, lutter contre le terrorisme dans toutes ses formes.

C’est ainsi qu’Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Président en exercice de l’Union Afrique a souligné : « Nous devons renforcer le soutien au Groupe des 5 du Sahel… De tels actes portent atteinte aux populations et à l’économie des pays».

Au lendemain de l’attentat, le Président français, Emmanuel Macron, a estimé qu’il y a urgence en ce qui concerne la mise en œuvre des décisions prises lors du sommet précédent du G5 Sahel tenu le 2 juillet 2017 à Bamako.  Il s’agit de la mise en place rapide de la force commune du Sahel, prête à combattre les groupes terroristes aux côtés de la force Barkhane et de celle de la Minusma. «La France demeurera engagée aux côtés des pays de la région pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes et accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel », a ajouté Emmanuel Macron.

Il faut rappeler que sur les 450 millions d’euros jugés nécessaires pour l’opérationnalisation de cette force du G5 Sahel, qui pourrait mobiliser jusqu’à 5 000 hommes, seuls 50 millions ont été promis par les partenaires.

Ousmane Ballo

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