Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées : Le Mali sur la voie de l’élimination à l’horizon 2017

Au regard des résultats enregistrés dans la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN), le Mali est en route vers l’élimination de ces maladies très souvent invalidantes. C’est ce qui ressort de la revue annuelle des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées 2017 au cours de laquelle le plan opérationnel 2018 qui a été validé. L’événement, qui s’est tenu du 12 au 14 juillet 2017 à l’hôtel Radison Blu, a été sanctionné par une conférence de presse.

Le Mali, comme les autres pays de la sous-région, est confronté à certaines maladies appelées Maladies Tropicales Négligées (MTN). Les plus fréquentes sont le trachome, la filariose lymphatique, les schistosomiases, les helminthiases, l’onchocercose. Ces maladies liées à la pauvreté, aux mauvaises conditions d’hygiène et à l’absence de latrines, ont des répercussions négatives sur la santé. Pour y faire face, le Mali avec l’appui des partenaires, lutte inexorablement à travers des stratégies à la fois efficaces, sûres et économiques.

Les spécialistes en charge des programmes nationaux de lutte contre ces maladies se sont montrés rassurants quant au respect du rendez-vous de 2020.

Selon Dr Mamadou Dembélé, le trachome qui est une maladie infectieuse de l’œil provoquée par un micro-organisme appelé Chlamydia trachomatis a,  à ce jour, un taux de prévalence inférieur à 5%. Seules quelques localités du centre et du nord ont  une prévalence comprise entre 5 et 9,9%.

Le Dr Mamadou Oumar Traoré, qui a présenté les résultats de la lutte contre l’onchocercose, a indiqué que la prévalence de cette maladie est passée de 80% à 5% voire 0% dans les zones endémiques.

La filariose lymphatique ou l’éléphantiasis, une autre maladie tropicale négligée, est une maladie parasitaire causée par des vers filiformes ou filaires. Selon Dr Soumaré Massitan Dembélé, point focal MTN, la prévalence de cette maladie en 2004 était de 7,07%. C’est pourquoi, le programme national de lutte contre la filariose lymphatique a pris le taureau par les cornes en adoptant des stratégies gagnantes. Il s’agit de la formation du personnel, la campagne de traitement de masse, la communication, etc.

Ces stratégies ont permis notamment en 2016, le traitement de près de 14 millions de personnes avec un taux de couverture thérapeutique de 93%.

Par rapport aux schistosomiases et vers intestinaux, la lutte ne faiblit pas. Selon l’OSM, ¼ de la population mondiale est infecté par les parasites intestinaux. La prévalence globale des helminthiases intestinales était de 8%, celle de l’ankylostomiase variait de 0,9% à 62,1%.

Pour atteindre les objectifs d’élimination de ces maladies à l’horizon 2020, des recommandations ont été formulées. Il s’agit entre autres de la poursuite des traitements de masse, du plaidoyer, de la sensibilisation et de la mobilisation sociale, du renforcement du cadre de collaboration entre les acteurs et de l’identification et la prise en charge des complications.

Daouda Konaté

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