Mieux comprendre Sira

Le projet Sira, le chemin de la lecture, est conduit par Education Development Center, Inc. (EDC) en collaboration avec : l’Institut pour l’Education Populaire (IEP), Œuvre Malienne d’Aide à l’Enfance au Sahel (OMAES), Save the Children (SC), School to School International (STS), et CRC Sogema pour une durée de cinq (05) ans et sur un financement de 30,5 milliards de francs CFA.

Le projet USAID/Mali SIRA est une initiative financée par l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID) en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale. Le but du projet est d’améliorer l’enseignement-apprentissage de la lecture écriture dans les classes de 1ère et 2ème années des écoles publiques, communautaires et les medersas. Le projet appuie également l’utilisation du curriculum bilingue en bamananka, l’équité dans la scolarisation des filles et des garçons et l’implication des parents et de la communauté dans la vie de l’école.

Qui sont les bénéficiaires ?

  • 10 Académies des régions de Koulikoro, Ségou, Sikasso et du District de Bamako
  • 55 Centres d’Animation Pédagogique
  • Plus de 4 500 écoles publiques, communautaires et medersas
  • Plus de 300 000 élèves, 7500 enseignants et 4500 directeurs d’écoles
  • 20 Instituts de Formation des Maitres (IFM).

Où en est la lecture au Mali ?

Des évaluations des compétences en lecture écriture ont fait ressortir le niveau très faible des élèves au cycle fondamental. L’outil EGRA par exemple, en 2009, a testé 2820 élèves à la fin de la 2ème année, en 6 langues (français, arabe, songhay, bamanankan, fulfulde et bomu). A l’analyse, entre 83% et 95% des élèves ne pouvaient pas lire un seul mot d’un texte approprié. Ainsi, le programme USAID/Mali SIRA travaille en étroite collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale pour améliorer le niveau des élèves en lecture écriture.

 

Pourquoi apprendre en langue nationale ?

L’enseignement en langue nationale permet à l’enfant de comprendre ce qui lui est expliqué et de capitaliser ses connaissances et expériences. L’enfant parvient à s’exprimer librement et participe activement au cours. Il se sent à l’aise dans sa culture et dans son environnement et enfin il est plus motivé et a moins de risque d’abandonner les études. Les compétences acquises en bamanankan sont transférées à l’apprentissage du français.

Quelle est l’approche utilisée ?

Le choix de l’approche s’est porté sur l’approche équilibrée pour son efficacité et son aspect ludique motivant et engageant. Les élèves travaillent intensément l’alphabet, les syllabes et les mots à travers des jeux, des chansons et des activités exigeant leur participation active et leur permettant d’acquérir des compétences essentielles et le vocabulaire.

L’approche équilibrée est accompagnée des techniques et d’une méthode appelées « mots décodables » qui insistent sur un apprentissage systématique des syllabes et des mots monosyllabiques du bamanankan.

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