Mme Nina Wallet Intallou, Ministre de l’Artisanat et du Tourisme : «L’espoir est encore permis»

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des Monuments et des Sites, le 18 avril dernier, le Ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Wallet Intallou, a adressé un message à la nation. Dans cette allocution, elle a dressé un tableau peu reluisant de l’impact de la crise de 2012 sur l’industrie du tourisme. Mme Nina Wallet Intallou se veut optimiste. « L’espoir est encore permis », déclare-t-elle. Lisez plutôt l’intégralité de ce message.

Chers compatriotes et amis du Mali,

Chaque année, l’UNESCO, par l’entremise du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS), une de ses organisations consultatives, célèbre la Journée Internationale des Monuments  et des Sites à travers le monde.

Cette année, le thème retenu pour la Journée est « Patrimoine Culturel et Tourisme durable ».

Le Mali, dans le cadre de la commémoration de cette journée internationale, organise diverses activités. A cet effet, il est prévu une conférence sur le thème : « Impacts de la crise de 2012 sur le développement du Tourisme au Mali ».

Le choix  de ce thème n’est pas fortuit. Il rappelle les douloureux  évènements que notre pays a connus en 2012, avec comme impact négatif l’arrêt des activités sur les sites d’attraction touristique, aussi bien dans les régions du nord  que dans celles du centre du Mali.

En effet, l’arrêt des activités touristiques dans ces régions a engendré un déficit économique au niveau des acteurs du secteur et des communautés vivant sur les sites. L’industrie du tourisme a connu un brusque coup d’arrêt à cause de l’inaccessibilité des sites due à l’insécurité persistante. Les  secteurs de l’artisanat et de l’hôtellerie sont devenus exsangues. De même les secteurs  des transports, de la culture, du commerce et surtout de l’emploi des jeunes  et des femmes, ne sont pas épargnés.

Les agences de voyage, les guides de tourisme, les revendeurs d’objets d’art, de produits artisanaux et de souvenirs, les entrepreneurs culturels, les tenanciers de campements et les hôteliers sur les différents sites ont été  sérieusement touchés par le déficit du tourisme culturel.

Mes chers compatriotes,

Au-delà des conséquences socio-économiques, l’arrêt des fréquentations touristiques sur des cités urbaines comme Tombouctou, Djenné, Bandiagara, Sangha, Gao, Ségou… a créé un vide traumatisant au sein des populations nostalgiques, vivant sur ces sites et cités devenue, depuis, des villes fantômes sevrées de la légendaire hospitalité du Mali.

Par ailleurs, cette crise du tourisme a eu un impact énorme sur la protection et la mise en valeur des sites et monuments  du Mali dont certains sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. D’autres sites nationaux, qui figurent sur la liste indicative de l’UNESCO, tel que Tadamakat (Essouk), le Tata de Sikasso ou le site historique de Hamdallaye (Mopti) se trouvent dégradés et  abandonnés.

Cependant, avec le Programme de réhabilitation du patrimoine  culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens du Mali, suite à la mobilisation de la communauté internationale, en particulier de l’UNESCO l’espoir est encore permis.

Mes chers compatriotes,

Le Ministère de l’Artisanat et du Tourisme, soucieux au premier chef du développement d’un tourisme durable en dépit de la conjoncture actuelle, se sent interpelé par le thème  d’ICOMOS : « Patrimoine Culturel et Tourisme durable »

Je ne saurais terminer mon intervention, sans féliciter ICOMOS-Mali pour son engagement pour la protection du patrimoine culturel et cultuel et son initiative de consacrer la présente journée au développement du tourisme durable au Mali.

Je vous remercie

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