Préparation du scrutin présidentiel du 29 juillet : Journalistes et communicateurs à l’école du MATD

Contribuer à l’instauration d’un climat apaisé et rassurer les citoyens et toutes les parties prenantes sur la volonté du gouvernement d’organiser des élections présidentielles, inclusives, transparentes et crédibles, par les nouvelles dispositions de la loi électorale, tel était l’objectif d’une journée d’information initiée par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) à l’endroit des journalistes et communicateurs. C’était le samedi dernier à l’hôtel Tin-buctu.

Cet atelier qui a réuni une cinquantaine de participants de la presse écrite, audiovisuelle et communicateurs, était présidé par le secrétaire général du ministère, Babarahamane Maiga, qui avait à ses côtés, le chef de cabinet, Alhousseyni Touré, le secrétaire général du ministère de l’Economie Numérique et de la Communication, Cheick Oumar Maiga.

En période électorale, les médias doivent fournir et analyser des informations pertinentes aux électeurs et proposer des opinions riches au public sans pour autant oublier leur rôle de plateforme de débat et de discussion en période électorale. De plus, les médias doivent remplir leur rôle d’observateurs en promouvant la transparence et en empêchant ainsi toute fraude. C’est dans ce  cadre que le MATD a organisé cet atelier pour permettre aux journalistes de jouer leur rôle qui est d’aider les électeurs à faire leur choix en toute connaissance de cause pendant le processus électoral.

Dans son discours d’ouverture, Babarahamane Maiga, représentant du ministre Mohamed Ag Erlaf, dira que l’administration bénéficie de nos jours de l’engagement de toute la classe politique qui n’a pas hésité à se réunir au MATD pour décider de revoir le projet de loi de modification de la loi électorale, de la prescription de la carte biométrique et poser les bases d’une élection transparente et équitable. Sans toucher aux grands équilibres qui veulent que le MATD soit chargé de l’organisation matérielle et technique, que la Commission électorale nationale indépendante ainsi que la délégation générale des élections s’occupent de la production et de la gestion du fichier électoral et que la Cour Constitutionnelle proclame les résultats définitifs.

« Le Mali dispose désormais d’une loi actualisée de réussir des élections crédibles, transparentes et inclusives. Cette loi peut ne pas être perfectible, mais elle enregistre de véritables avancées en termes de transparence et d’exclusivité », a souligné le Secrétaire général.

Au cours d’une présentation, le conseiller technique au MATD a édifié les hommes de média sur plusieurs lacunes et insuffisances que portait la loi électorale dont quelques lignes étaient, entre autres, l’absence de commissions de centralisation pour le référendum, l’insuffisance liée à la carte NINA dans son usage comme carte d’électeur, le manque de précision de la loi sur les informations à mettre sur le bulletin de vote.

A en croire le présentateur, les corrections ont nécessité les modifications de 29 articles de la loi électorale. Le rôle des médias dans le processus électoral a été aussi présenté par Cheick Oumar Maiga, qui a invité les journalistes et les directeurs de publication à faire preuve d’intégrité dans leur travail et à ne jamais demander ou accepter de l’argent ou des faveurs venant de certains candidats.

Bintou Diarra

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