Produits impropres à la consommation : Plus de 500 cartons de dérivés de bœuf saisis et détruits

Suite à des informations sur l’existence de produits en provenance de la Guinée, le service du commerce et de la concurrence a saisi, le 05 octobre dernier, sur un commerçant malien, plus de cinq cents cartons de produits de bœuf impropres à la consommation au niveau des halles de Bamako. Lesdits produits, d’une valeur de plus de 30 millions de FCFA, ont été incinérés le lendemain dans la zone de Samé en présence du Directeur régional du commerce et de la concurrence, Issa Idrissa Maïga accompagné de son équipe exerçant dans la commune VI et, de la commission de destruction.

En vue de protéger les consommateurs, la Direction nationale du commerce et de la concurrence a instruit à tous ses services rattachés des contrôles sur les marchés. Ainsi, le jeudi 05 octobre 2017, les agents du service de commerce et de la concurrence de la commune VI ont réussi un grand coup en mettant la main sur plus de cinq cents cartons de produits de bœuf impropres à la consommation dans un conteneur aux halles de Bamako. En provenance de la Guinée, ces produits composés de foie, de rognon et de pattes de bœuf appartenaient à un commerçant malien. La valeur est estimée à plus de 30 millions de FCFA. La Direction régionale du commerce et de la concurrence, en compagnie de la commission de destruction des produits prohibés, a procédé aussitôt à l’incinération de cette marchandise dans la zone de Samé.

Selon le Directeur régional du commerce et de la concurrence, Issa Idrissa Maïga, l’importation de ces produits est une violation de l’Arrêté 15-35 fixant la liste des produits prohibés à l’importation et à l’exportation. Parmi le lot figurent les dérivés de viande de bœuf. Cette saisie est la quatrième du genre pour les services de la Direction nationale du commerce et de la concurrence qui ont déjà mis la main sur des poulets de chair.

Le Directeur a appelé une fois de plus les commerçants importateurs au civisme et à leur devoir de responsabilité vis-à-vis du droit des consommateurs. Il a aussi  invité tous les commerçants du Mali à respecter l’Arrêté 15-35 qui protège les consommateurs. Car, dit-il, si les consommateurs sont empoisonnés, l’activité de commerce finira par s’arrêter.

A noter que les contrevenants à l’Arrêté 15-35 s’exposent à une amende allant de 5 à 10 millions de FCFA avec des risques d’emprisonnement.

Drissa Togola

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