Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali : La vigoureuse réaction du ministre Abdoulaye Diop

Le Ministre  des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, lors d’une vidéo-conférence organisée à l’occasion de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, a apporté des éclaircissements sur le dernier rapport du Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, relatif à la situation du Mali.

Dans ce document, le Secrétaire général de l’ONU affirme  « qu’aucun progrès  n’a été fait  dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation ».Face à cette affirmation, le ministre Abdoulaye Diop a fait part de la stupéfaction du gouvernement du Mali. « Grand fut notre étonnement face à cette affirmation qui, à première vue, donnait l’impression d’un immobilisme généralisé dans la mise en œuvre de l’accord de paix, malgré les efforts du gouvernement du Mali et de la communauté internationale », a fait savoir le chef de la diplomatie malienne. Tout en reconnaissant les difficultés qui ont jalonné le processus de paix, le ministre Diop estime que des progrès remarquables ont été enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. Il a cité entre autres, la tenue de la conférence d’entente nationale, la mise en place des commissions nationales de désarmement, démobilisation et réintégration et du conseil pour la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que les efforts déployés pour réactiver le processus de mise en place de la deuxième chambre du parlement sur une base inclusive. « Les satisfécits exprimés par le secrétaire général dans ses précédents rapports au travers desquels, il salue les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’accord et l’engagement du  gouvernement sous l’autorité duPrésident de la République Ibrahim Boubacar Keïta, de poursuivre les efforts dans la mise en œuvre de l’accord,  montrent à suffisance que le processus de paix est bien en marche », a-t-il souligné. Selon le chef de la diplomatie malienne, le gouvernement reste déterminé à diligenter l’application de l’accord. « Car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative crédible à cette voie pacifique de règlement durable de notre crise », a-t-il plaidé.

Des dynamiques positives à conforter

Abdoulaye Diop déclare comprendre l’impatience du Secrétaire général de l’Onu et d’autres partenaires sans oublier d’ajouter que plusieurs défis qui jalonnent le processus de paix ne sont pas de la responsabilité du gouvernement du Mali. Faisant allusion au déficit de confiance et surtout aux tensions persistantes entre les groupes armés, le ministre des Affaires étrangères a évoqué les efforts des leaders religieux et traditionnels du Mali et du Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord avec la signature d’un cessez-le-feu et le retour du gouverneur de Kidal. « Ces dynamiques positives ont besoin d’être confortées. Et je voudrais saluer ici l’adoption de la résolution 2374 (2017) par laquelle le Conseil de Sécurité a institué un régime de sanctions contre les auteurs de blocage du processus de paix au Mali, à la demande du gouvernement malien », a-t-il lancé.

Les retards constatés dans la mise en œuvre de l’accord sont aussi imputables à la détérioration de la situation sécuritaire marquée par des attaques asymétriques contre les forces de défense et de sécurité du Mali, les casques bleus, les forces françaises, les populations civiles et les groupes armés. A en croire Abdoulaye Diop, la détermination du gouvernement reste totale. « Les patrouilles mixtes deviennent de plus en plus opérationnelles, de même que les autorités intérimaires et le plan d’urgence pour le développement des régions du nord. Le gouvernement va intensifier les efforts pour la fourniture des services sociaux de base et des dividendes de la paix aux populations affectées par la crise », a-t-il détaillé. Selon le ministre Diop, les élections communales partielles, locales et régionales sont prévues avant la fin de l’année en cours. Il a rappelé la promulgation de la loi sur le code des collectivités par le Président de la République, la prise en compte dans le budget d’Etat 2018 de la mise en œuvre des engagements pris au titre de l’accord. « Je dois souligner ici que le Président de la République a décidé, à la demande d’une partie de la communauté nationale, de sursoir, je dis bien surseoir, à la tenue du référendum sur le projet de révision de la constitution du Mali. Mais le Chef de l’Etat reste déterminé à poursuivre cette réforme majeure, car indispensable pour l’avenir de notre pays », a expliqué Abdoulaye Diop.

Engagement présidentiel à intensifier l’application de l’accord

Le chef de la diplomatie malienne a apporté des précisions sur les cas de violations des droits de l’homme répertoriés dans le rapport du patron de l’ONU. S’agissant des processus de cantonnement et de DDR, il a invité les mouvements signataires à coopérer de bonne foi pour la réussite de ces programmes indispensables pour la stabilisation et la restauration de la sécurité au Mali. Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a plaidé pour le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusma. Il a mis un accent particulier sur la nécessité et l’urgence de soutenir les forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme. Aussi, Abdoulaye Diop a plaidé pour un soutien plus accru et plus conséquent des partenaires en vue de la mobilisation des moyens nécessaires à l’opérationnalisation et au fonctionnement efficient de la Force conjointe du G5 Sahel. Il a invité les partenaires à participer à la conférence de planification des contributions à cette force prévue en décembre prochain à Bruxelles. Le ministre n’a pas manqué de renouveler l’engagement du Président de la République à poursuivre et à intensifier les efforts dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation.

Bintou Diarra*Stagiaire*

Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali : La vigoureuse réaction du ministre Abdoulaye Diop

Le Ministre  des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, lors d’une vidéo-conférence organisée à l’occasion de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, a apporté des éclaircissements sur le dernier rapport du Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, relatif à la situation du Mali.

Dans ce document, le Secrétaire général de l’ONU affirme  « qu’aucun progrès  n’a été fait  dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation ».Face à cette affirmation, le ministre Abdoulaye Diop a fait part de la stupéfaction du gouvernement du Mali. « Grand fut notre étonnement face à cette affirmation qui, à première vue, donnait l’impression d’un immobilisme généralisé dans la mise en œuvre de l’accord de paix, malgré les efforts du gouvernement du Mali et de la communauté internationale », a fait savoir le chef de la diplomatie malienne. Tout en reconnaissant les difficultés qui ont jalonné le processus de paix, le ministre Diop estime que des progrès remarquables ont été enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. Il a cité entre autres, la tenue de la conférence d’entente nationale, la mise en place des commissions nationales de désarmement, démobilisation et réintégration et du conseil pour la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que les efforts déployés pour réactiver le processus de mise en place de la deuxième chambre du parlement sur une base inclusive. « Les satisfécits exprimés par le secrétaire général dans ses précédents rapports au travers desquels, il salue les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’accord et l’engagement du  gouvernement sous l’autorité duPrésident de la République Ibrahim Boubacar Keïta, de poursuivre les efforts dans la mise en œuvre de l’accord,  montrent à suffisance que le processus de paix est bien en marche », a-t-il souligné. Selon le chef de la diplomatie malienne, le gouvernement reste déterminé à diligenter l’application de l’accord. « Car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative crédible à cette voie pacifique de règlement durable de notre crise », a-t-il plaidé.

Des dynamiques positives à conforter

Abdoulaye Diop déclare comprendre l’impatience du Secrétaire général de l’Onu et d’autres partenaires sans oublier d’ajouter que plusieurs défis qui jalonnent le processus de paix ne sont pas de la responsabilité du gouvernement du Mali. Faisant allusion au déficit de confiance et surtout aux tensions persistantes entre les groupes armés, le ministre des Affaires étrangères a évoqué les efforts des leaders religieux et traditionnels du Mali et du Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord avec la signature d’un cessez-le-feu et le retour du gouverneur de Kidal. « Ces dynamiques positives ont besoin d’être confortées. Et je voudrais saluer ici l’adoption de la résolution 2374 (2017) par laquelle le Conseil de Sécurité a institué un régime de sanctions contre les auteurs de blocage du processus de paix au Mali, à la demande du gouvernement malien », a-t-il lancé.

Les retards constatés dans la mise en œuvre de l’accord sont aussi imputables à la détérioration de la situation sécuritaire marquée par des attaques asymétriques contre les forces de défense et de sécurité du Mali, les casques bleus, les forces françaises, les populations civiles et les groupes armés. A en croire Abdoulaye Diop, la détermination du gouvernement reste totale. « Les patrouilles mixtes deviennent de plus en plus opérationnelles, de même que les autorités intérimaires et le plan d’urgence pour le développement des régions du nord. Le gouvernement va intensifier les efforts pour la fourniture des services sociaux de base et des dividendes de la paix aux populations affectées par la crise », a-t-il détaillé. Selon le ministre Diop, les élections communales partielles, locales et régionales sont prévues avant la fin de l’année en cours. Il a rappelé la promulgation de la loi sur le code des collectivités par le Président de la République, la prise en compte dans le budget d’Etat 2018 de la mise en œuvre des engagements pris au titre de l’accord. « Je dois souligner ici que le Président de la République a décidé, à la demande d’une partie de la communauté nationale, de sursoir, je dis bien surseoir, à la tenue du référendum sur le projet de révision de la constitution du Mali. Mais le Chef de l’Etat reste déterminé à poursuivre cette réforme majeure, car indispensable pour l’avenir de notre pays », a expliqué Abdoulaye Diop.

Engagement présidentiel à intensifier l’application de l’accord

Le chef de la diplomatie malienne a apporté des précisions sur les cas de violations des droits de l’homme répertoriés dans le rapport du patron de l’ONU. S’agissant des processus de cantonnement et de DDR, il a invité les mouvements signataires à coopérer de bonne foi pour la réussite de ces programmes indispensables pour la stabilisation et la restauration de la sécurité au Mali. Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a plaidé pour le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusma. Il a mis un accent particulier sur la nécessité et l’urgence de soutenir les forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme. Aussi, Abdoulaye Diop a plaidé pour un soutien plus accru et plus conséquent des partenaires en vue de la mobilisation des moyens nécessaires à l’opérationnalisation et au fonctionnement efficient de la Force conjointe du G5 Sahel. Il a invité les partenaires à participer à la conférence de planification des contributions à cette force prévue en décembre prochain à Bruxelles. Le ministre n’a pas manqué de renouveler l’engagement du Président de la République à poursuivre et à intensifier les efforts dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation.

Bintou Diarra*Stagiaire*

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *