Réalisations 2017 de l’APEJ : A la dimension des ambitions des plus hautes autorités

De façon générale, la problématique de l’emploi des jeunes au Mali est caractérisée par  l’inadéquation entre la formation reçue et les besoins du marché du travail,  le faible niveau de qualification, le sous emploi rural exacerbé,  les difficultés d’accès des jeunes au financement et la faible capacité d’absorption de la fonction publique et du secteur privé.

Face à ces contraintes, l’Etat malien a mis en place un ensemble de dispositifs condensés dans le Programme Emploi Jeunes (PEJ) comme une réponse à l’épineuse question qu’est le chômage des jeunes.

Pour mettre en œuvre le PEJ, l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes a été crée depuis une quinzaine d’années.

Etablissement Public à caractère Administratif, l’APEJ a pour mission de concourir à la création d’emplois pour les jeunes de 15 à 40 ans en milieux rural et urbain notamment en facilitant leur accès au marché du travail et au crédit.

Les activités de l’APEJ sont financées principalement sur les ressources du Fonds National pour l’Emploi des Jeunes (FNEJ) alimenté à travers la Taxe Emploi Jeunes (TEJ) instituée en 2008. Le secteur privé et les bailleurs de fonds bi et multilatéraux apportent leur contribution dans la mise en œuvre des activités de l’Agence.

Le Conseil d’Administration est l’organe délibérant de l’APEJ. Il fixe les orientations générales de l’Agence, adopte son programme d’activités, ainsi que le budget nécessaire à sa réalisation. Il est présidé par le Ministre en charge de l’emploi.

En tant qu’instance d’exécution de l’APEJ, la Direction Générale de l’APEJ est chargée de l’application des décisions du Conseil d’Administration en matière de promotion de l’emploi des jeunes en milieux rural et urbain.

Le Comité  de Crédit et de Garantie approuve les projets à financer par l’Agence.

Le Comité de Gestion est un organe consultatif chargé d’assister le Directeur Général dans ses tâches de gestion.

Le PEJ qui comprenait quatre composantes dans sa première phase (PEJ1) en 2004 a été recentré à 3 depuis l’entrée en vigueur de sa deuxième génération (PEJ2) à partir de 2011.

Il s’agit de :

-le renforcement de l’employabilité des jeunes comprenant :

  • le stage de qualification ;

-le stage de formation professionnelle ;

  • l’apprentissage ;
  • la reconversion/Adaptation ;

-les chantiers-écoles/HIMO (pavage, dallage de roches, pistes rurales, aménagements hydro agricoles, forêts).

 

-le développement de l’esprit d’entreprise comprenant :

-la formation en entreprenariat ;

– l’information et la sensibilisation à l’entreprenariat ;

– l’aide et assistance des jeunes à l’élaboration de leurs plans d’affaires ;

  • l’appui/conseils des promoteurs des projets ;

-le développement du système d’incubation/pépinière.

 

– le renforcement du dispositif de financement des projets des jeunes comprenant :

– le renforcement des liens de coopération avec les acteurs du secteur financier (banques, institutions de microcrédits, organismes de garantie et de crédit, etc.).

-le renforcement du mécanisme de financement du FNEJ.

-le financement direct des projets ;

-la garantie des projets ;

– le suivi des projets financés ;

 

L’APEJ Exécute aussi des projets et actions tendant à promouvoir l’emploi des jeunes notamment :

  • le Volet Entreprenariat des jeunes ayant une éducation limitée du PROCEJ sur financement de la Banque Mondiale ;
  • le résultat 5 du PAFIP financé par le Grand Duché du Luxembourg (LuxDev) ;

-la réalisation de chantiers-écoles en HIMO dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Formation professionnelle, Insertion et appui à l’Entrepreneuriat des jeunes Ruraux  (FIER) ;

  • le Programme d’actions d’urgence au Nord et à Bamako ;

-le Projet l’Emploi des Jeunes créé des opportunités ici au Mali financé par l’Union Européenne.

Au cours de l’année 2017 et conformément aux recommandations de son Conseil d’Administration, l’APEJ a exécuté plusieurs activités rentrant dans le cadre des trois composantes du PEJ sous l’autorité du Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Maouloud Ben Kattra.

Des jeunes diplômés plus compétents

Il est question dans le cadre du renforcement de l’employabilité la mise en œuvre d’actions visant un accroissement significatif des compétences des jeunes afin qu’ils répondent aux exigences du marché de l’emploi.

Ainsi au titre du stage de qualification 42 jeunes ont été placés dont 25 à la Poste du Mali, 14 à Zabban Holding et 3 à l’Association Djantoli. Parallèlement à ces placements, 23 demandes de paiement d’arriérés ont été traitées pour un coût de 5, 2 millions de fcfa.  L’apprentissage a concerné 220 jeunes tous équipés ensuite en kits d’emplois en partenariat avec la Direction Nationale de la Jeunesse. Les métiers couverts sont l’électricité bâtiment, la mécanique auto et la coupe couture. Ces formations ont été dispensées dans les camps de jeunesse de Toukoto et Soufouroulaye. Quant à la reconversion adaptation à un poste de travail, elle a concerné 30 jeunes dont 12 de Tombouctou et 18 de Gao en infographie. Ce programme a été mis en œuvre avec les chambres de métiers de l’APCAM. En outre 15 anciens guides touristiques ont été reconvertis à Tombouctou.

Le stage de formation professionnelle (9è contingent) a porté sur 5 062 jeunes diplômés en 2017 dont 3 850 pour le district de Bamako. Il a couté quelques 900 000 000 FCFA.

Parallèlement les Espaces Orientation Jeunesse ouverts avec le concours de Swiss-Contact ont accueilli  1 715 jeunes, 4 568 entretiens. Quelques 264 jeunes accueillis ont trouvé un emploi soit 15%.

Les chantiers écoles HIMO (aménagement hydroagricole, pavage et dallage de rues en roche) ont concerné 47 jeunes à Tiroguel (Mopti), 55 jeunes  à Youri (Kayes), 41 jeunes à Koulikoro, 75 à Sikasso.  Trois sessions de formation ont été organisées durant l’année 2017 sur la technique HIMO et d’autres modules (techniques de reboisement, préparation des dossiers de soumission) au bénéfice de 75 jeunes techniciens dont 25 à Koulikoro et 50 à Bamako.

Quant au programme spécial d’actions d’urgence au nord, il a concerné 2 201 jeunes  à Gao, Mopti et le Projet FIER 60 jeunes  dans les chantiers de pistes rurales à Narena Kéniéma et Karan Dangacene dans le cercle de Kangaba.

Plusieurs milliers de jeunes sensibilisés et formés à l’entreprenariat

L’objectif de cette composante est de contribuer à la promotion de l’entreprenariat jeune et à les appuyer à concrétiser leurs idées de projet grâce à un système de réseau (network) d’intervenants et de partenaires mis en place.

Dans ce cadre des actions de formation sont conduites dans le domaine de la création et de la gestion d’entreprise. Plusieurs autres modules de gestion simplifiée sont également offerts par l’APEJ.  En effet l’approche par compétence et l’initiative privée sont les alternatives les plus partagées face à la problématique de l’emploi.

Ainsi 3 101 demandes de formation ont été reçues dont 1 240 en CRE, 726 en GERME et 1 135 dans d’autres modules. Les actions de formation ont concerné effectivement 1 822 jeunes dont 500 avec l’appui de l’Organisation internationale des migrations (OIM), 5 22 pour le PIC III et 800 pour le compte du PROCEJ.

Le chantier de réalisation du programme des incubateurs/pépinière est avancé et démarrera en 2018.

Des partenariats sont en construction avec l’OFII et MEET Africa afin de promouvoir l’auto-emploi.

Des projets financés

Les activités réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du Programme Emploi Jeunes phase II (PEJ II) : « Renforcement du dispositif de financement des projets des jeunes » sont entre autres le renforcement des liens de coopération avec les acteurs du secteur financier, le financement des projets des jeunes, la  transmission des projets aux institutions bancaires. Il s’agit également  du suivi/recouvrement des prêts octroyés aux jeunes ; la situation de remboursement, etc.

Dans ce cadre plusieurs conventions ont été négociées avec les banques, les institutions de micro-finance et d’autres établissements financiers. Il s’agit notamment de la BMS SA, Layidu Wari, Nyogodèmè Soba, Soro Yiriwaso, etc.

Les lignes de crédits mises en place pour certains groupements ont atteint 525 millions de fcfa dont 50 millions pour les femmes veuves des camps, 50 pour les jeunes de Malitelda, 50 pour les commerçants déguerpis, 275 pour les jeunes ruraux du PIC III, 50 pour les jeunes arabophones et 50 pour les personnes de petite taille.

A travers les différents dispositifs plusieurs centaines de jeunes ont reçu des financements garantis par l’APEJ sans compter les anciens programmes en cours : Bourse de l’emploi et de la formation professionnelle,  PIC II, PROCEJ, etc.

Dans le cadre du PROCEJ 1 778 jeunes ont été financés dans le cadre de la vague 3. Les fonds de démarrage ont porté sur 300 000 FCFA par jeune soit 533 400 000 FCFA. Les dossiers de 797 jeunes ayant sollicité un prêt ont été transmis au Fonds auto-renouvelable pour l’Emploi (FARE).

Quelques 268 jeunes dont 60 femmes ont bénéficié de l’appui conseil pour l’accès au crédit  et à la garantie.

Au cours de l’année 2017, les services d’accueil de l’APEJ ont reçu 47 200 jeunes. Les media ont largement couvert les différentes activités afin de donner une lisibilité au PEJ et une visibilité aux dites activités.

L’APEJ a piloté la mise en place d’un protocole d’entente d’un cadre de concertation pour l’entreprenariat. Ce cadre a pour objet de fixer les modalités de mise en place et de fonctionnement d’un dispositif commun de concertation permanente, entre les différentes structures signataires et celles qui adhéreraient ultérieurement,  portant sur l’appui à la création, à l’accompagnement et au développement d’entreprises.

CICOM APEJ

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