Regards croisés de quatre personnes sur le roman « Une femme presque parfaite »

A la fin de la cérémonie de présentation et de dédicace du nouveau roman d’Oumou Ahmar Traoré, nous avons recueilli les impressions de quatre participants. Mme Traoré Seynabou Diop, ministre des Infrastructures et de l’Equipement, Mme Keïta Aïda M’Bo, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme  Diané Mariame Koné, ancien ministre de l’Elevage et de la Pêche et Youssouf Haïdara, Proviseur du lycée privé ‘’Mains libres’’ de Kalabancoro ont bien voulu répondre à nos questions.  

Mme Traoré Seynabou Diop, ministre des Infrastructures : « C’était un moment de délice intellectuel pour moi »

Mme Traoré Seynabou Diop, ministre des Infrastructures  et de l’Equipement, fille de Feue Sira Diop, cette figure emblématique du mouvement féministe malien, a tenu à participer à cette cérémonie de dédicace.

Je suis venue assister à la dédicace du livre d’Oumou Ahmar Traoré. Je vais prendre le temps de le lire en entier. Les extraits que j’ai entendus me plongent dans un raidissement parce que le peu que j’ai lu, parle de l’expérience de la femme et son humilité presque parfaite. Vous savez, la femme, elle est parfaite, mais on ne peut pas le dire car « seul Dieu est parfait ». Ce livre nous rappelle tout le chemin parcouru par une femme dans la douleur et dans la joie pour le bien-être de la famille. Pour cela, je rends hommage à l’auteure. Oumou Ahmar Traoré c’est quelqu’un qui travaille dans le silence, l’humilité. Et c’est ça la force de la femme, travailler et être reconnue dans toute l’humilité et quelqu’un d’autre la magnifie. Félicitations à Oumou.

Mme Keïta Aïda M’Bo, ministre de l’Environnement : « Nous encourageons les femmes à s’inspirer de l’œuvre d’Oumou Ahmar »

Mme Keïta Aïda M’Bo est le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable dans le gouvernement

Je suis vraiment très contente d’être là ce matin parce que nous avons une femme qui a écrit un livre formidable. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps de nous l’approprier, de le lire, mais les extraits qui ont été lus par les personnes ressources ont beaucoup de signification. L’auteur nous a expliqué pourquoi elle est parvenue à écrire  ce livre. Nous l’avons acheté et nous allons le lire parce que vous savez, la femme malienne a besoin de parler, de parler de ce qu’elle fait autrement, de ce qu’elle apporte dans la société, dans la vie familiale et dans la communauté. Nous avons des valeurs à mettre en exergue qui peuvent servir notre pays. Malheureusement les femmes n’ont pas beaucoup de temps de se concerter ou d’écrire. Nous les encourageons à s’inspirer de ce qu’Oumou Ahmar fait. Nous demandons aux femmes et aux hommes de s’en approprier  car la famille c’est l’homme, la femme et l’enfant. Nous invitons les hommes à acheter ce livre.

Mme  Diané Mariame Koné, ancien ministre de l’Elevage et de la pêche : « Celle qui a écrit ce livre est une femme battante sans beaucoup de bruits »

Mme  Diané Mariame Koné est ancien  ministre  de  l’Elevage et  la Pêche, ancienne directrice du centre national de documentation et d’information sur la femme et l’enfant (CNDIFE). Elle est actuellement membre de la commission nationale électorale indépendante (CENI).

Je ne peux qu’avoir une très bonne réaction par rapport à ce que le livre contient. Pour le moment je ne l’ai pas encore lu, mais je suis conquise à travers les extraits qui ont été lus dans la salle et ma  connaissance de la brave dame.

Celle qui a écrit ce livre est une femme battante qui ne fait pas beaucoup de bruits. Elle s’est toujours battue dans la plus grande discrétion. Vous avez vu que toutes les anciennes étaient là. C’est très significatif parce qu’elle est toujours avec tout le monde. Elle respecte tout le monde. Elle n’a aucun  problème, Oumou a toujours réagi comme elle l’a toujours fait. Elle écoute beaucoup mais parle très peu. C’est un livre qui sort de l’ordinaire. C’est un livre engagé. Cet ouvrage mérite d’être lu par les jeunes et même les personnes âgées. Cela permettra à la jeunesse de comprendre ce que c’est que notre société.

Dans ce livre, elle a fait ressortir typiquement la femme soninké qui est Yagharé. Et qui connait la femme soninké, sait tout ce qu’elle est capable de faire comme médiation. Le Mali a besoin aujourd’hui de cette médiation. On ne peut que souhaiter  bon vent à ce roman. J’invite les gens à l’acheter et à accompagner Oumou.

Youssouf Haïdara, Proviseur du lycée privé ‘’Mains libre’’ de Kalabancoro : « Ce livre contribue à l’émancipation  de la femme africaine et surtout son autonomisation »

Youssouf Haïdara est le Proviseur du lycée privé ‘’Mains libre’’ de Kalabancoro. Il était accompagné à cette cérémonie par plusieurs élèves de son établissement.

Je suis là ce matin avec mes élèves pour la cause de la femme car sans femme, il n’y a pas de développement. Pour moi, le thème est pertinent. L’auteure l’a bien choisi. Le titre illustre vraiment qu’elle a fait un bon choix et c’est une façon aussi pour la jeune génération de se servir d’elle, de faire comme elle et mieux faire. Ce livre contribue à l’émancipation  de la femme africaine et surtout son autonomisation. Je pense qu’à travers le titre, les autres femmes doivent emboiter le pas à Oumou pour encore magnifier la femme malienne.

Propos recueillis par Bintou Diarra

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