Réunion d’information sur la facilitation des échanges : Réduire le coût du commerce et le temps de la transaction

Une réunion d’information sur l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) se tient au Grand Hôtel de Bamako durant trois jours, du 27 au 29 décembre 2017. L’objectif de cette rencontre est d’amener les acteurs des services du commerce à bien mettre en œuvre cet accord en vue de réduire le coût du commerce et le temps de la transaction. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le 27 décembre 2017, sous la présidence de Modibo Kéïta, Directeur Général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence.

Conclu en 2013 à Bali en Indonésie et entré en vigueur le 22 février 2017 suite à sa ratification par les deux tiers des membres de l’OMC, l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation Mondiale du Commerce a été ratifié le 20 janvier 2016 par le Mali. C’est pour familiariser les services et structures publics et privés évoluant dans le domaine du commerce que le Ministère en charge du Commerce, à travers l’Unité de Mise en Œuvre du Cadre Intégré (UMOCI), a organisé cette réunion qui a regroupé une trentaine de participants.

Durant ces trois jours, plusieurs sujets seront abordés. Il s’agit, entre autres, de l’état des lieux et les perspectives de l’Accord, l’implication de son entrée en vigueur pour le Mali, la catégorisation et les notifications dans l’Accord et les types d’engagement. Les participants prendront également connaissance des  différents articles régissant ledit accord.

Selon Modibo Kéïta, le présent atelier vise à améliorer les connaissances des participants sur l’Accord sur la facilitation des échanges et de les doter des outils nécessaires à sa mise en œuvre. « En outre, il permet de disséminer les informations sur ledit accord en vue de son appropriation par les acteurs », a-t-il ajouté. Le Directeur Général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence a également précisé que dans le souci d’aider les opérateurs économiques à tirer un meilleur parti du commerce international, ce projet a fait inscrire le volet facilitation des échanges dans la version actualisée de l’Etude Diagnostique pour l’intégration du Commerce (EDIC).

Des avantages

Après avoir souligné que l’entrée en vigueur de l’Accord sur la facilitation des échanges au plan multilatéral oblige le Mali en tant qu’Etat membre au respect des engagements liés à sa mise en œuvre, Modibo Kéïta a précisé que « La réduction du temps, du coût de fret et l’allègement des procédures dans les transactions commerciales internationales, sont les avantages qui sous-tendent la mise en œuvre de cet accord de l’OMC. A cet effet, il constitue un outil important qui pourrait faciliter l’intégration de notre pays dans le système commercial multilatéral ».

Pour le Directeur Général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, le Mali, de par sa continentalité, enregistre les coûts très élevés de ses transactions commerciales. «D’après certaines études, la mise en œuvre de cet Accord devrait permettre la réduction des coûts totaux du commerce de plus de 13% et d’augmenter le volume des échanges de plus 17%. Les pays en développement et les PMA devraient bénéficier de plus fortes réductions des coûts commerciaux », a-t-il expliqué.

Défi de la mise à disposition des marchandises dequalité à moindre coût

Modibo Kéïta  a aussi rappelé aux participants que l’une des préoccupations actuelles des autorités maliennes en charge du commerce est la mise à disposition des consommateurs des marchandises de bonne qualité et à moindre coût. « Il va de soit que le coût élevé des transactions commerciales impacte négativement le prix des marchandises à la consommation. Une réduction substantielle desdits coûts et du temps des échanges ferait baisser positivement le prix d’achat des biens. Par conséquent, il constitue un outil qu’il convient judicieusement d’internaliser dans les différents initiatives et programmes de développement de notre pays à travers une bonne coordination », a-t-il déclaré.

Le Mali en avance sur les autres pays de la sous-région

Avant le début des travaux, le Directeur Général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence a tenu à rafraichir les mémoires des participants. Ainsi, il a tenu à rappeler que le Mali a été le premier pays à faire une auto-évaluation juste après la signature de l’Accord. «Nous avons été l’un des premiers  pays à faire une autoévaluation juste après la signature de l’Accord. Cela, pour réduire rapidement le  coût du commerce et le temps de la transaction au bénéfice des consommateurs. Nous avons été la locomotive dans la mise en œuvre de cet accord. Aujourd’hui, le Mali est en parfait respect avec le contenu de  l’Accord pour avoir initié des projets en ce sens», a-t-il souligné.

Toutefois, Modibo Kéïta a fait savoir que les autres pays ne font pas autant que le Mali et cela pourra jouer sur les résultats et les performances de l’Accord. «L’inefficacité de ces pays va certainement refléter sur les résultats de l’Accord. C’est pourquoi l’aspect régional est très important dans sa mise en œuvre», a-t-il conclu.Cette réunion de trois jours permettra aux différents participants de se familiariser avec le contenu de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation Mondiale du Commerce et de s’engager dans sa mise en œuvre effective.

Ousmane Ballo

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