Visite du ministre du Développement Industriel au chantier du Complexe M3 : « Le projet de construction des sept nouvelles unités est important et porteur d’espoir pour le Mali »

Le ministre du Développement Industriel, Mohamed Ali Ag Ibrahim, s’est rendu le lundi 07 août 2017 à Ségou afin de constater l’exécution physique du projet de  création de sept nouvelles unités industrielles dans le complexe du Moulin Moderne du Mali (M3). Accompagné d’une forte délégation, dont le Directeur National de l’Industrie, Drissa Traoré, le ministre a fait le tour des installations sous la conduite du Chef des projets, Lassana Bagayoko et sous l’œil vigilant du PDG du complexe M3, Modibo Kéita. 

Le Gouverneur de Ségou, Georges Togo, le Maire de la commune urbaine, Nouhoum Diarra et le Maire de la commune rurale de Sébougou, Modibo Traoré, étaient de la visite. Le Complexe Moulin Moderne du Mali (M3) est une société anonyme au capital de six milliards sept cent soixante-dix (6 700 000 000) FCFA. Implanté à Ségou, M3 a débuté ses activités en 2008. Il est agréé au régime B du Code des Investissements par l’Arrêté n°06-3021/MPIPME-SG du 11 décembre 2006. L’entreprise est certifiée ISO 9001 version 2008. Actuellement, quatre (4) unités industrielles y fonctionnent à plein régime. Ce sont : la Minoterie, l’Unité Aliment Bétail  (UAB), la Sucrerie-Tomaterie-Biscuiterie (STB) et la Rizerie. Ces unités emploient permanemment 231 personnes (dont de nombreuses femmes) avec une  moyenne d’âge se situant  autour de 30 ans. Aux dires du PDG, le staff a les mains libres pour concevoir et exécuter toutes les tâches.

Diversification et extension des capacités de M3

Soucieux de relever le défi du développement et de diversifier ses activités de transformation locale des produits agricoles, d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de réduire les importations contribuant à l’amélioration de la balance commerciale du Mali, les responsables de M3 ont entamé un programme d’implantation de sept (07) unités. Ce sont : la minoterie, la semoulerie, la maïserie, la milérie, l’unité de production de pâtes alimentaires courtes, l’unité de production de pâtes alimentaires longues et l’unité de production de pâtes alimentaires fines (couscous).

Dans le cadre de cette politique de diversification et d’extension de ses capacités de production, la Société Moulin Moderne du Mali a signé en décembre 2014 la convention de prêt de trente-six milliards cinq cent trois millions (36 503 000 000) FCFA avec la BAD, la BOAD et la Banque Atlantique du Mali. Pour ses installations, M3-SA dispose du permis de construire n°10/04/2015 de la Commune rurale de Sébougou  et du permis environnemental n°0040/MEADD-SG du 20/06/2015 de la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances.

Le coût total du projet est de trente-six milliards cinq cent trois millions (36 503 000 000) FCFA. Le chiffre d’affaires prévisionnel est estimé à  90 421 200 000 FCFA par an. Il est prévu la création de 400 emplois directs (qui vont s’ajouter aux 231 existants), sans compter 100 nouveaux emplois indirects. A terme, les productions des différents moulins fournissent  700 000 tonnes de Son pour la production de l’aliment bétail. La date prévue pour le démarrage des productions est fixée à janvier 2018.

Le projet a subi un retard d’exécution de trois mois

L’entreprise malienne Mandé Groupe-BTP (MG-BTP), en charge des travaux pour une durée de deux (2) ans,  a  rencontré  d’énormes difficultés relatives à l’insuffisance de main d’œuvre qualifiée, la faiblesse de la profondeur du sol ayant eu comme impact le renforcement significatif des fondations et le changement d’une partie des structures de bâtiments, un fort besoin énergétique des 7 lignes de production, obligeant le projet à faire le raccordement d’une nouvelle ligne complète de 33 KV en aster 228 mm2 et le raccordement du poste hta/bt  long de 13 km.

Ces difficultés ont occasionné le retard de planning du projet et le dépassement considérable du coût  initial qui sera ajouté au montant pris en charge sur fonds propres.

Du profit et de la création d’emplois

Selon le PDG Modibo Kéita, il n’y a pas de doute que  M3  est créé pour générer du profit, mais il estime aussi qu’il permet de créer des emplois (notamment pour les jeunes). Il remercie vivement l’implication du gouvernement et des plus hautes autorités dont le concours a été déterminant pour l’octroi du partenariat bancaire permettant la réalisation de l’extension de son entreprise. « Il y a eu des retards dans l’exécution du projet d’extension essentiellement dus à la nature du sol à Ségou. Ainsi, on nous a demandé de faire des études complémentaires. Ce qui a causé un retard de trois (3) mois. Mais d’ici la fin de l’année, les sept (7) unités industrielles en construction seront opérationnelles. Nous aurons à terme, la création de plus de 600 emplois (231 plus 400). Cela permettra de réduire le chômage, notamment dans le milieu de la jeunesse. Au lieu de rester assis dans les rues pour faire du thé, les jeunes auront du boulot et seront occupés. Cela fera baisser la tension sociale dans le pays », a tenu à dire le PDG.  Lequel, pour davantage appuyer ses propos,  est convaincu de la maxime suivante : « Les logements sociaux, c’est bien. Mais, il faut aussi des champs sociaux ».

M3 respecte  l’environnement et est porteur d’espoir

D’après Mohamed Ali Ag Mohamed, sa visite à M3 est motivée par le fait qu’il veut constater de visu  le degré d’exécution physique des projets en cours de réalisation. Le ministre du Développement Industriel estime que «le projet de construction des sept (7) nouvelles unités est  important  et porteur  d’espoir pour le Mali». Il a apprécié le choix technologique  des installations (machines de dernière génération) qui respectent l’environnement. Il est heureux de constater que le complexe industriel M3 permettra  de transformer tout ce que l’Office du Niger produit en termes de produits agricoles.

Le ministre souhaite  que les autres promoteurs s’engagent dans la même démarche  industrielle. Cela permet la création d’emplois, l’apport fiscal au niveau des impôts et les cotisations. Toutes choses qui contribuent au développement  du pays et à   « l’industrialisation  par la substitution des importations conformément à la vision du président IBK. Tous les opérateurs qui s’inscriront dans cette démarche, bénéficieront  de l’accompagnement de l’Etat », a  tenu à rassurer  Mohamed Ali Ag Ibrahim.

Gaoussou M Traoré*Envoyé spécial à Ségou*

 

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