Augmentation des frais de dédouanement du poisson frais : flambée du prix des poissons menace le secteur

L’association des vendeurs de poisson frais de Bamako a animé un point de presse, le vendredi 07 juillet 2017. En colère contre l’augmentation des frais de dédouanement sur leurs produits il y a une semaine, les vendeurs de poisson ont déclaré le vendredi une journée sans poisson. Autrement dit, les Bamakois se sont contentés de la viande rouge ce jour, car les vendeurs de poisson ont refusé d’ouvrir leurs magasins en guise de protestation.
Selon Ganda Sissoko, Président de l’association des vendeurs de poisson du marché de Médine, l’augmentation des frais de dédouanement se répercute sur le prix des produits les plus prisés dans les foyers maliens. « Le lundi dernier nous avons été surpris à la douane, de l’augmentation des frais de dédouanement de nos produits. Les frais de dédouanement de 25 tonnes qui étaient de 1.900.000FCFA sont passés à 3.200.000FCFA. Les 15 tonnes qui étaient dédouanées à 150.000FCFA, sont passées aujourd’hui à 1.750.000FCFA», précise-t-il. Cette situation est intenable pour les importateurs de poissons de mer frais.
«Le gouvernement doit impérativement s’impliquer pour baisser les prix de dédouanement du poisson au niveau des frontières afin que nous puissions nourrir nos familles », a supplié Haidara, un jeune opérateur dans le secteur de la poissonnerie. Pour Siré, les poissons sont des produits périssables, si le gouvernement augmente le prix de dédouanement, il décourage les opérateurs de ce secteur qui est pourvoyeur d’emplois pour les jeunes diplômés sans emplois. « Notre objectif est de soulager la population tout en donnant du poisson à un prix abordable », déclare-t-il.
Les femmes vendeuses de poisson en détail étaient sorties massivement pour exprimer leur colère contre cette montée en flèche du prix du poisson. «Aujourd’hui nous avons de la peine à écouler nos produits car les clients les trouvent très chers. Nous nous réveillons à 4 h du matin pour retourner bredouille à 20 h à la maison », se déchaine Fatoumata Traoré, vendeuse de poisson. Après ce point de presse, les responsables de l’association entendent rencontrer le Ministre du Commerce afin qu’il intervienne auprès de son collègue des Finances pour baisser les frais de dédouanement.
Bourama Camara
Mali24

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