Aboubacar Kéïta, Jean Antoine Sangaré et Alassane Abdrahamane : Un trio qui fait la honte de la police nationale

«Nous avons été violés dans nos droits d’où la mise en place de cette commission pour faire face aux multiples problèmes du GMS malgré des tentatives de déstabilisation de la part du Sergent-chef Siriman Fané et ses compagnons. Face à la situation actuelle que vivent les policiers, les jeunes du GMS ont décidé de prendre leur destin en main». Ainsi s’exprimait un clan de policiers regroupés au sein du Mouvement pour le Renouveau de la section syndicale de la police, qui prétendaient lutter pour un syndicat unique, uni et fort de la police. Aujourd’hui, c’est ce clan qui ternit l’image de la corporation.
Police
En effet, le Mouvement pour le Renouveau de la section syndicale de la police avait été mis en place par des policiers dont certains traînent aujourd’hui des casseroles. Il s’agit notamment des sergents chefs Aboubacar Kéïta, Jean Antoine Sangaré et de l’ex-Compol de Dioïla, Alassane Abdrahamane. En créant ce fantoche Mouvement, l’objectif visé, soutenaient-ils, de se battre, depuis 2014, pour l’unité syndicale au sein de la police nationale.
Mais, leurs manigances étant connues ainsi que leur moralité peu douteuse, le Syndicat national des inspecteurs de police (S.N.I.POL), avait décliné leur invitation à prendre part à ce qu’ils appelaient «Congrès unitaire des Syndicats de la police nationale». Dans une lettre signée par L.C. E Mohamed Guikine, Secrétaire général, le bureau du S.N.I.POL mettait les points sur les i : «C’est avec amertume que le Syndicat national des Inspecteurs de police (S.N.I.POL), au cours de sa réunion ordinaire du vendredi 4 avril 2014, a appris la tenue prochaine, le 12 avril 2014 d’un soi-disant Congrès unitaire des Syndicats de la police nationale. Considérant que cet acte ne répond ni aux aspirations de l’ensemble des fonctionnaires de la police, ni à la lettre N° 0005/BE-SNIPOL) du 23 décembre 2013, adressé à tous les Syndicats de la police nationale, à l’effet de la réunification. Conscient qu’il ne pourrait y avoir de réelle réunification des Syndicats de la police, sans prendre en compte l’aspiration de l’ensemble des fonctionnaires de la police, il est nécessaire de se mettre ensemble, de se pardonner, oublier les rancœurs et réunir nos forces pour une unité d’action dans le creuset soit d’un Syndicat national dans lequel militeront tous les fonctionnaires de police ; soit d’un Syndicat national avec trois (3) sections représentant les trois (3) corps de la police nationale ; soit d’une Fédération avec trois (3) Syndicats nationaux représentant les corps.
Le cas échéant, le bureau exécutif du Syndicat national des Inspecteurs de police (S.N.I.POL) invite tous ses sympathisants à ne pas participer audit Congrès, parce qu’il n’a pas été associé à son organisation et met en garde toute personne qui prendra la responsabilité de parler en son nom. Le Syndicat national des Inspecteurs de police reste ouvert au dialogue dans un cadre strict de respect et de sincérité pour une réunification des Syndicats de la police, pour que vive la police nationale au service du Peuple».
Le bruit des casseroles ?
Les agents de la police susmentionnés : Sergent-chef Aboubacar Kéïta, Jean Antoine Sangaré et l’ex-Compol de Dioïla, Alassane Abdrahamane sont tous mouillés dans de sales affaires.
L’ex-Compol de Dioïla, Alassane Abdrahamane
Commissaire Adjoint du 14ème Arrondissement, non moins Secrétaire général du Syndicat national de la police nationale (SPN), tendance Kansaye, il a un dossier pendant devant la justice, au motif libération d’un voleur de moto à Dioïla et la falsification du PV dudit voleur.
Sergent-chef Aboubacar Kéïta
Secrétaire général du SY.N.A.POL, compagnie de la circulation routière (CCR), fils de Falaye Kéïta, ex-président de la mutuelle qui, en son temps, avait été contraint de rembourser les 50 millions de la mutuelle de la police qu’il avait détournés. Ce même Abdrahamane est le beau-fils de l’ex-Dg de la police nationale.
Sergent-chef Jean Antoine Sangaré : C’est le fils d’un militaire.
Ces trois flics ont créé un groupe au CCR, en instaurant le paiement illégal de 240.000 Fcfa, depuis 2014, par jour de travail aux agents. L’information a été donnée devant le Rang par un Major dont nous taisons volontiers le nom pour l’instant. En contrepartie, ces groupes syndicalistes ne sont jamais désignés aux jalonnements du cortège présidentiel à Bamako et cela, au vu et su de la hiérarchie policière.
Au regard de tout ce qui précède, ces flics mal lotis ne pourront jamais amener l’unification syndicale au sein de la police nationale, car leur domaine de prédilection est diviser pour mieux régner, avec à la prime la pratique de leur sport favori : magouilles, fraudes et clientélisme !
Source : Le Dénonciateur

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