Accords bilatéraux inter-Etat : Pour faire de la mobilité des enfants une opportunité de développement

Faire de la migration des enfants et des jeunes une opportunité de développement et d’intégration inter-pays, tel est le but des accords bilatéraux de coopération sur la traite des enfants. L’information a été donnée lors d’un atelier de validation du document de positionnement du Mali sur l’application des accords bilatéraux de coopération sur la traite des enfants. L’événement s’est déroulé à la Direction Nationale de l’Enfant et de la Famille.

Ces accords bilatéraux visent à définir les obligations des Etats parties dans le cadre de la protection des enfants : prévention, protection, poursuite, partenariat. Ils déterminent les mécanismes de suivi autour des commissions permanentes de suivi (CPS), les conditions de révision et de règlement des différends. Enfin, ces accords définissent le champ d’intervention des différents acteurs.

Après la cérémonie d’ouverture, l’assistance a eu droit à une projection de film sur la problématique de la mobilité des enfants et des jeunes. Il faut retenir, selon le présentateur, que la mobilité des enfants et des jeunes désigne les déplacements d’enfants entre différents espaces géographiques et sociaux, ainsi que les expériences vécues par ces enfants au cours de leurs mouvements et séjours en divers lieux de leur parcours. « Les enfants constituent une partie importante des mouvements de population dans le monde. Selon les estimations faites par de nombreux organismes, des millions d’enfants et de jeunes (filles et garçons de différents âges) seraient en mouvement, au sein de leurs pays ou entre les pays », explique Diaffra Traoré de Save the Children.

Notons qu’il  existe, en Afrique de l’Ouest, plusieurs formes de mobilité d’enfants dont les plus courantes sont la migration qui signifie (le déplacement ou le séjour hors du lieu habituel de vie pour accéder à des opportunités de travail, d’éducation ou de formation). Il y a également le placement (l’enfant est remis par ses parents ou tuteurs à d’autres tuteurs sous l’autorité desquels il se retrouve placé),  enfin  la traite (lorsque l’une des étapes du déplacement de l’enfant s’accompagne d’une intention délibérée d’exploiter l’enfant au sens d’en tirer un profit abusif et de le soumettre à une pire forme de travail). Pendant toute la journée les participants ont débattu avant de valider le document.

 Modibo L. Fofana

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