Affaire dite de l’APEJ : Mme Maïga Sina Damba blanchie

Ce non-lieu dans l’affaire dite de l’APEJ blanchit totalement Mme Maïga Sina Damba, injustement traînée dans la boue sur la base de fausses accusations.
« Le mensonge a beau courir, la vérité finit par le rattraper ». Un adage qui colle parfaitement au cas de Mme Maïga Sina Damba, ancien Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et ex-directrice de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Elle vient d’être lavée de tout soupçon de détournement de biens publics. Selon des sources concordantes, l’ordonnance du juge d’instruction qui accorde le non-lieu à Mme Maïga Sina Damba dans l’affaire dite APEJ est tombée le 1er juin dernier. Ce non-lieu blanchit totalement une respectable dame injustement traînée dans la boue sur la base de fausses accusations. Comme quoi, on ne peut pas salir, voire détruire une réputation bâtie au fil des années.
Retour sur quelques temps forts de ce feuilleton qui ressemble à un chemin de croix pour une dame qui s’est toujours singularisée par son souci du respect des deniers publics.
En août 2015, contrairement aux informations distillées çà et là par voie de presse, Mme Maïga n’a jamais refusé de répondre à la convocation du juge d’instruction de l’époque. Pour des raisons de santé, elle n’a pas pu se rendre à l’unique convocation du magistrat instructeur qui délivre contre elle un mandat d’amener. L’amélioration de son état de santé a coïncidé avec l’hospitalisation de son petit frère, Modibo, à l’Hôpital Luxembourg Mère-Enfant. Elle était partagée entre sa résidence et l’hôpital. Entre temps, la presse est mise à contribution en faisant croire à l’opinion qu’elle refusait de répondre à la convocation du juge d’instruction.
Mme Sina Damba : « J’ai la conscience tranquille »
Le mercredi 19 août 2015, Mme Maïga Sina Damba se présente au Pôle économique et financier de Bamako. Elle attend le juge d’instruction pendant plus de deux heures d’horloge. Après cette longue attente, le juge Broulaye Kéïta la reçoit pendant quelques secondes. « J’attends des documents de l’APEJ. On remet à demain, 10 heures », aurait lancé le magistrat en direction de l’ancienne Directrice de l’APEJ. Elle rentre tranquillement à la maison et s’occupe de la prise en charge médicale de son petit frère. Comme prévu, elle se présente le lendemain jeudi au Pôle économique et financier. Le juge Kéïta la reçoit et ordonne à la greffière de lire les chefs d’inculpation (fractionnement de marchés, frais de mise en route des volontaires, fonds provenant de la vente des appels d’offres, etc.) retenus contre elle. La greffière évoque les années 2010, 2011 et 2012 dans la lecture des chefs d’inculpation. Erreur ! En cette période, elle n’était pas encore Directrice générale de l’APEJ. Plus tard, le juge se rend compte de l’erreur et ordonne à la greffière de rectifier en se focalisant sur la période 2013.
Le juge lui demande si elle reconnaissait les faits. Sa réponse est négative. Mme Maïga ne se reconnaît nullement dans les faits énumérés. Il est signifié à la désormais inculpée qu’elle a le droit de parler ou de garder le silence. Le tout-puissant magistrat instructeur signe le mandat de dépôt et appelle les gardes pour la conduire au centre de détention des femmes à Bollé. L’information est répandue à travers la ville comme une traînée de poudre. Le lendemain, elle fait la Une de quelques journaux de la place dont certains s’étaient singularisés dans un lynchage médiatique contre la personne de Sina Damba qui garde la conscience tranquille. Un malheur ne vient jamais seul. Quelques jours après son arrivée à Bollé, elle perd son petit frère au chevet duquel elle se trouvait.
A Bollé où elle se consacre à la prière, Mme Maïga Sina Damba bénéficie d’une large chaîne de solidarité. « J’ai la conscience tranquille. Je n’ai pas bouffé l’argent de l’APEJ », nous a confié l’ancien ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille dont les actions salvatrices ont permis à l’agence de sortir du gouffre.
Aujourd’hui, la vérité est rétablie. Son honneur et sa dignité restent donc intacts. Comme toujours, elle garde la tête haute avec la ferme conviction d’avoir servi sa patrie avec honneur, dévouement et loyauté.
Chiaka Doumbia
Source: Le Challenger

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