Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : L’ATI au cœur de l’exécution du programme présidentiel

Des Nouveaux villages agricoles (NVA), une véritable révolution dans le monde rural à d’autres projets d’envergure et d’intérêt public, l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation (ATI) est au cœur de l’exécution du programme présidentiel. Le Président directeur général de l’ATI, Dr Lamissa Diakité et son équipe œuvrent inlassablement pour honorer la confiance placée en eux par les plus hautes autorités du pay

L’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation (ATI) est la concrétisation de l’un des engagements majeurs du projet de société du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. Sa mission principale est de contribuer à la satisfaction des besoins en terres agricoles aménagées, d’appuyer la réalisation des infrastructures et équipements ruraux dans les bassins de production et d’accompagner les producteurs dans la gestion des aménagements hydro agricoles. Elle a été donc créée à cette fin par l’Ordonnance N° 2015-016/P-RM du 02 avril 2016 avec le statut d’Établissement Public à caractère Industriel et Commercial.

Œuvrant inlassablement pour honorer la confiance placée en eux par les plus hautes autorités du pays, le Président directeur général, Dr Lamissa Diakité et son équipe, n’ont pas mis du temps à doter l’ATI d’un Plan d’investissement quinquennal 2017-2021. Ce programme d’intervention ambitieux met un accent particulier sur des investissements prioritaires.

L’Agence a piloté la préparation et la réalisation de quatre projets majeurs : Le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au sahel (PARIIS), porté par six (6) pays sahéliens, à savoir : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Au Mali, le PARIIS va concerner environ 50 400 personnes. 8 400 ménages agricoles tireront directement d’énormes profits de ce projet. 35% des bénéficiaires directs des aménagements irrigués dans le cadre du projet seront des femmes. En termes d’objectifs globaux d’aménagement, il est attendu la réhabilitation de 1060 ha et 1970 ha de nouveaux aménagements, soit un total de 3030 ha.

Des projets à grands impacts sur la vie des populations bénéficiaires  Le Projet de développement de l’agriculture irriguée et commerciale en zone Office du Niger (PDAIC-ZON) est aussi une initiative-phare mise en œuvre par Dr Lamissa Diakité et son équipe. Le site retenu est celui du casier d’Alatona, qui a fait l’objet de l’aménagement de la tranche 1 de 5200 ha dans le cadre du Millenium Challenge Account (MCA-Mali) sur financement du MCC. Alatona se trouve sur la rive droite du Fala de Molodo, dans le cercle de Niono, Région de Ségou, à cheval entre les communes rurales de Diabaly et de Dogofry dans l’ex – arrondissement de Sokolo, en zone du Kouroumari, au Nord de la zone Office du Niger. Le casier d’Alatona couvre quelque 22.441 ha, 21 ares et 13 centiares dont 14.000 ha prévus pour l’aménagement et le reste pour l’installation des villages, des zones de développement, les pâturages et le reboisement. Sur les 14.000 ha de prévision, le PDAIC-ZON porte sur environ 9.000 ha des tranches 2 et 3 du périmètre, dont 1.000 ha seront alimentés gravitairement à partir du canal distributeur et les autres 8.000 ha le seront à partir de stations de pompages installées le long d’un chenal central dans le périmètre. Les différentes évaluations faites par les experts de l’ATI sur la disponibilité de l’eau en contre-saison à Alatona ont été déterminantes auprès de la Banque mondiale qui a marqué son engagement à augmenter sa contribution au financement du projet.Le Projet de développement et de diversification de l’agriculture dans les zones arides du Mali (PDAZAM) dont les travaux de préparation sont bien avancés s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique. L’objectif de développement de ce projet est «d’améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des ménages ruraux bénéficiaires dans les zones arides ciblées». Sa zone de couverture s’étend sur des communes choisies dans les 12 cercles sélectionnés des régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti.

Le PDAZAM s’article autour de trois composantes essentielles, à savoir: «l’amélioration de la productivité et de la résilience des populations bénéficiaires » ; « les infrastructures de production au niveau communautaire » et enfin « l’appui institutionnel, gestion de la crise et coordination du projet ». Le projet sera financé par l’IDA.  La contrepartie du Gouvernement assurera la prise en charge des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.

Partenariat Public-Privé mis en avant

Les autorités ne se sont donc pas trompées en confiant à l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation (ATI), la réalisation technique et financière des Nouveaux villages agricoles (NVA). Une véritable révolution dans le monde rural. Il est donc programmé la construction d’au moins de 20 villages dans les zones à fort potentiel agricole aménageable du pays, notamment les zones : deltaïque de l’Office du Niger,  du Moyen Bani, de Sélingué liée au Sankarani, du Faguibine, de Taoussa,  de Manantali, du lac Térékolé- Magui, lacustres et oasiennes du Nord.

Les Nouveaux villages agricoles visent à créer des emplois durables générateurs de richesses au bénéfice des jeunes, à travers des investissements massifs à réaliser dans le secteur Agricole en vue de contribuer à réduire la pauvreté et la précarité en milieu rural ; et à améliorer la productivité et la compétitivité Agricole avec l’ambition de diversifier, d’intensifier et de moderniser les systèmes de production tenant compte de la dimension environnementale dans le contexte du changement climatique.

Il s’agit d’un programme présidentiel qui occupe une place très importante dans le répertoire des projets/programmes prioritaires du gouvernement. L’adoption d’une communication écrite au conseil des Ministres traduit l’attention particulière que les plus hautes autorités du pays accordent à ce projet innovant dont l’ambition affichée est d’aménager en maitrise totale 3 200 ha de terres.

Ces villages seront appelés à relever le double défi de réalisation d’aménagements hydro-agricoles pour les producteurs et de création d’emplois permanents et viables pour la jeunesse et les femmes en milieu rural. Pour impulser, soutenir et accélérer le développement socio-économique dans leurs zones d’implantation, les « NVA» seront dotés de toutes les commodités liées au cadre de vie de la population (électricité, points d’eau potable, équipements socio-sanitaires, d’éducation, de marché, de culte, et unité industrielle de transformation des produits agricoles etc.). Le mérite de l’ATI dans la conduite de ce projet est de réussir à convaincre les privés à se joindre à l’initiative dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP).

Des protocoles d’accord ont été signés pour la réalisation des infrastructures du NVA dans le cadre de PPP. Déjà des partenaires privés comme la Société Développement & Commerce SARL (DECO MALI) ; l’Entreprise SHUN DA Construction de Guinée Equatoriale  « Co.LTD » ; la Société Africa Business Expertise (ABE), la Société Zéhao group Mali-SARL  et la Société xamen Cheng Jian-SARL se sont manifestées pour la réalisation des NVA.

ATI, catalyseur du développement agricole

De sa création à nos jours, les activités réalisées attestent à suffisance que l’ATI joue bien son rôle de catalyseur dans le développement du secteur agricole.  Les réalisations faites ou à venir permettront sans aucun doute de rehausser de manière fortement lisible la contribution de l’Agence au développement des chaines de valeurs pour une agriculture moderne compétitive et respectueuse de l’environnement.

Par Daouda T. Konaté

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *