Assurance automobile : Des journalistes à l’école du comité des compagnies d’assurance du Mali

Outiller les journalistes afin qu’ils soient un relais de compréhension auprès du public et des usagers des assurances, tel est le but d’une série de formations initiées par le comité des compagnies d’assurances du Mali. Ainsi, après la formation sur l’assurance vie et l’assurance transport, la troisième phase de cette série de formations a concerné l’assurance automobile et les procédures d’indemnisation du code de la conférence internationale des marchés d’assurances (CIMA). C’était le mardi 07 mars 2017 à la Maison de la Presse. 

L’assurance auto protège les usagers en cas d’accident et le bénéfice est énorme pour l’assuré en termes d’économie par rapport à ce qu’il a misé pour s’assurer, mais aussi en termes de temps.

Selon les chiffres évoqués par le responsable de la commission communication du comité des assurances, Mohamed Compaoré, les huit sociétés d’assurance du Mali dans la catégorie assurance auto ont fait une production de 11 592 millions de francs CFA en 2015 contre 9 779,4 millions en 2014. Les sinistres payés la même période, dans la même catégorie se sont soldés à 9.791 millions de francs CFA, soit 2.032 millions en responsabilité civile et 588 millions en dommages. A en croire Mohamed Compaoré, la branche automobile occupe la première place des assurances avec une part de marché de 41% en 2015 sur un chiffre d’affaires de 28 301 millions de francs CFA  en non vie contre 38% en 2014.

Pour le formateur Oumar N’Doye, Directeur général de la NALLIAS et Vice-président du comité des assurances du Mali, le tarif de l’assurance automobile n’est pas une invention des assurances. Il est règlementé par l’Etat et reste le même dans toutes les assurances. Il s’applique à des véhicules à moteur, aux remorques et semi-remorques en circulation au Mali, mais aussi sur l’ensemble des territoires des Etats membres de la CEDEA. Par ailleurs, des sur-primes pourront être perçues pour la circulation dans les Etats autres que ceux de la CEDEAO.

Parlant du tarif, le formateur N’Doye a affirmé qu’il se repose sur plusieurs critères dont entre autres, l’usage et les caractéristiques du véhicule, les zones de circulation, le statut socioprofessionnel et les caractéristiques du conducteur habituel. « Si les véhicules sont du point de vue de leur usage repartis en dix catégories, il est à noter aussi qu’au Mali, il y a deux zones de circulation géographiques dont la zone A qui concerne le district de Bamako, Kayes, Sikasso, Koulikoro, Ségou et Mopti et la zone B qui concerne Gao, Tombouctou, Kidal et les deux nouvelles régions. Ce découpage géographique n’est pas fortuit en matière d’assurance. Il est de nature à quantifier les tarifs en fonction de la zone de circulation, vu que la circulation des véhicules est plus dense en fonction des localités », explique le formateur. Parlant des indemnisations, il a affirmé qu’il existe des procédures régies par le code CIMA qui est une référence.

A la fin de cette formation, les journalistes ont acquis d’énormes connaissances sur l’assurance automobile et les procédures d’indemnisation du code de la conférence internationale des marchés d’assurance.  Contrairement à beaucoup de pays, l’assurance auto coûte moins chère au Mali.

 Drissa Togola

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