Budget citoyen 2017 : La Société civile et la presse outillées

En conformité avec la loi n°2013-031 du 23 juillet 2013 portant Code de Transparence dans la Gestion des Finances Publiques qui dispose que les citoyens, à la fois contribuables et usagers des services publics, doivent être clairement, régulièrement et complètement informés de tout ce qui concerne la gouvernance et la gestion des fonds publics, le Groupe de Suivi Budgétaire en partenariat avec Oxfam-Mali, a initié une rencontre-débats autour du budget citoyen 2017. La rencontre qui a réuni des représentants de la société civile et des organes de la presse écrite et orale s’est tenu mercredi 1er mars 2017, au centre Awa Kéïta. L’ouverture était présidée par le représentant de Oxfam, M. Aboubacar Coulibaly, Directeur programmes, M. Alassane Samaké, représentant de la direction générale du budget, M. Tiémoko Souleymane Sangaré, président du GSB.

Le Mali élabore depuis 2011 le budget-citoyens. Il a pour objectif de faire comprendre aux citoyens/contribuables le processus budgétaire, la collecte des ressources budgé-taires et leur utilisation pour la production des biens et services publics. La production de ce document est devenue une exigence législative depuis l’avènement de la Loi n°2013-031 du 23 juillet 2013 portant Code de Transparence dans la Gestion des Finances Publiques qui dispose que les citoyens, à la fois contribuables et usagers des services publics, doivent être clairement, régulièrement et complètement informés de tout ce qui concerne la gouvernance et la gestion des fonds publics.

Selon le président du GSB, le Budget-citoyens est une initiative qui confirme et consacre la mise en place des règles de la transparence et de la bonne gouvernance. « Le but de cet exercice est de permettre aux citoyens/contribuables de comprendre et de s’approprier du budget ».

Pour le représentant de Oxfam, M. Aboubacar Coulibaly, autant il est important que le citoyen paye ses impôts, autant il est important qu’il sache comment est utilisé cet argent durement gagné. Il a réitéré l’engagement d’Oxfam à soutenir les actions du GSB pour asseoir une confiance entre les citoyens/contribuables et les gouvernants.

Pendant près de trois heures, les représentants de la direction générale du budget ont entretenu les participants du processus d’élaboration du budget, son contenu et les objectifs que visent les éléments contenus dans la loi de finance 2017.

Arrêté en ressources à 2 013,6 milliards de FCFA en termes de prévisions de recouvrement et à 2 270,6 milliards de FCFA en dépenses, le budget d’Etat 2017 présente un déficit prévisionnel de 257 milliards de FCFA contre 256 milliards de FCFA dans le budget rectifié 2016, en légère augmentation de 0,4%. Ce déficit budgétaire 2017 sera financé par les ressources provenant des aides budgé-taires extérieures et la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunts émis par le Trésor.

Les conférenciers ont également évoqué le budget-programmes dont la mise en œuvre est prévue pour 2018 conformément à la loi N°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, portant loi de finances pour remplacer le budget classique.  C’est un mode de gestion budgétaire qui permet de mettre en relation l’utilisation de crédits budgétaires et les politiques publiques mises en œuvre.

Daouda T. Konaté

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