C’est arrivé au nord du Mali, mercredi dernier : L’armée française a décapité AQMI : Le chef d’AQMI, Abdelmalek Droukdel, tué par l’armée française au Mali

Abdelmalek Droukdel, le leader d’Al-Qaida au Maghreb islamique, a été tué au Mali par les forces françaises mercredi, a affirmé sur Twitter la ministre des Armées, Florence Parly.

Abdelmalek Droukdel aurait pu périr cent fois dans le maquis algérien, entre les hauteurs forestières impénétrables de l’Akfadou, en Kabylie, où il s’était établi près d’une décennie à partir du début des années 2000, et les monts de Tébessa, à la frontière tunisienne. C’est de là, en Algérie, que, depuis plus d’un quart de siècle, il avait gravi tous les échelons du jihadisme régional.

Il est mort finalement bien plus au sud, dans le nord du Mali, pays devenu depuis le principal théâtre de cette guerre qu’il menait au nom d’Al-Qaida. L’émir d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a été tué, mercredi 3 juin, par les forces armées françaises, a annoncé, vendredi soir 5 juin, la ministre des armées, Florence Parly. « Un succès majeur », selon elle.

L’opération s’est déroulée dans le nord-est du Mali, a précisé l’état-major des armées. «Celle-ci a été faite à partir de croisements de renseignements français et américains − Washington dispose d’importants moyens de surveillance aérienne au Sahel », ajoute une source.

Abdelmalek Droukdel était accompagné d’un « petit groupe » d’hommes lorsqu’il a été « neutralisé » par les forces spéciales françaises. Son corps a été « formellement identifié », selon le Colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major. « L’action s’est déroulée au nord de l’Adrar des Ifoghas, à 80 km à l’est de Tessalit, et a été réalisée par un module d’intervention composé d’hélicoptères et de troupes au sol.»

Né le 20 avril 1970 dans le village de Zayane, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, Abdelmalek Droudkel est étudiant en ingénierie quand l’Algérie bascule dans la guerre civile, au début des années 1990. Sympathisant du Front islamique du salut (FIS), le mouvement qui entre dans une confrontation directe avec le pouvoir algérien après l’annulation des élections de 1992 qu’il était en passe de remporter, Droukdel plonge dans la clandestinité à 23 ans.

Source : le monde

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