Circulation des armes dans nos écoles : à quoi sert le CNLPAL ?

Dans nos Grandes écoles, les armes circulent avec les étudiants, comme s’ils sont autorisés à les porter.
Malgré l’existence de ce phénomène qui est bien connu de tous, aucune autorité ne lève le petit doigt pour chercher la solution. Ainsi, les étudiants sont laissés pour compte et font ce qu’ils veulent.
imagesCAYA9JQQSur la colline de Badalabougou, il n’est pas surprenant d’entendre un coup de feu, car, les étudiants qui possèdent les armes, n’hésitent pas à tirer, surtout quand deux camps sont en conflit.
Avec cette pratique, la Colline du savoir devient de plus en plus la Colline du désespoir. Pour cause, l’espace du savoir à tendance à se transformer en un espace de fabrique de brigands. Dans un pays où il y a une Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLPAL), chacun devrait fonder son espoir sur elle pour que cette pratique malsaine dans nos Grandes écoles soit un mauvais souvenir.
Malheureusement, les responsables de ce programme semblent être plus intéressés à des retombés économiques que de jouer une partition honorable. Pas un seul programme de sensibilisation dans nos universités publiques, à ce que nous sachions, afin de sensibiliser ces jeunes sur leur pratique anti-éducative. Il ne s’agit pas d’agir avec force, mais plutôt d’organiser des grandes conférences dans les mêmes écoles dans le but de jouer, en un premier temps, sur le moral des jeunes qui se livrent à cette pratique. Malheureusement, la CNLPAL n’est même pas connue par certains étudiants.
Outre les Grandes écoles, le phénomène descend aux seconds cycles et même au niveau des écoles secondaires. Le groupe scolaire Aminata Diop de Lafiabougou en est une parfaite illustration. Difficile pour un professeur seul de dispenser ses cours, sans assurer sa sécurité. C’est le constat des responsables du CAP de Lafiabougou lors d’un atelier de sensibilisation sur la sécurité. Cette dérive éducative, bien que connue par les autorités de tutelles, reste une triste réalité. La CNLPAL n’a-t-il pas un volet s’occupant de ces genres de circulation d’armes légères, de surcroît dans nos lieux de culture éducative ?
En tout état de cause, ce programme aurait de gros sous pour mener à bien son programme. Pour vu que ce butin soit utiliser à bon échéant. Malheureusement, au Mali, on crée des projets, des Ong et même des associations pour se remplir les poches et non pour contribuer au développement du pays.
Source : Le Dénonciateur

2 Responses to Circulation des armes dans nos écoles : à quoi sert le CNLPAL ?

  1. tery dit :

    C’est boucan seulement. Sinon rien. Ils trouvent leur management non. C’est ça le Mali

  2. Hama Ag dit :

    vraiment la question mérite a se pose.

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