Concertation pour la conférence d’entente nationale : Ce que les acteurs de Bamako en pensent

Dans le cadre de l’organisation de la conférence d’entente nationale, le comité d’organisation poursuit ses concertations régionales. Ainsi, après les régions de l’intérieur, l’étape de Bamako s’est déroulée du 14 au 15 mars 2017 dans la salle de conférence du Gouvernorat de Bamako, sis à l’ACI 2000. La cérémonie d’ouverture qui a été présidée par le Directeur de cabinet du Gouverneur, Abdramane Tangara et a vu la présence de plusieurs couches de la société.

L’objectif de cette rencontre était d’échanger et  de discuter avec les populations pour prendre en compte leurs préoccupations pour la conférence d’entente nationale prévue ce mois de mars. Selon le Directeur de cabinet du Gouverneur, l’Accord qui constitue le socle pour la reconstitution de la paix dans notre pays renferme une disposition consacrée à l’organisation de la conférence d’entente nationale. Son objectif est entre autres, d’instaurer un débat approfondi et inclusif entre toutes les composantes de la nation sur les causes profondes du conflit qui a affaibli le pays depuis 2012, de discuter des questions relatives à l’Azawad, à l’approbation d’une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation, les aspects de la mise en œuvre de l’accord, les autorités intérimaires. A en croire le Directeur de cabinet, cette conférence d’entente nationale fera un inventaire des problèmes, des besoins, des revendications recueillies au cours des concertations régionales.

Au cours des deux jours d’échange, les participants organisés en groupe de travail ont fait des propositions, des recommandations et des suggestions qui seront analysées afin d’être prises en compte lors de la conférence d’entente nationale. Dans l’ensemble, les groupes de travail ont évoqué des points pouvant faciliter la réconciliation et le vivre-ensemble. Entre autres propositions, on peut retenir la valorisation du cousinage à plaisanterie, l’organisation des biennales  qui favorisent un brassage entre les populations, la bonne gestion dans l’administration, la lutte contre l’impunité, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, une bonne politique de redistribution des terres, mais aussi la prise en compte de l’expérience du Niger sur le vivre-ensemble, etc.

 Drissa Togola

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