Conflits dans le nord : Près de 2000 nouveaux déplacements

Environ 2000 personnes se sont déplacées en lien à cause de l’insécurité dans le nord du pays au cours des mois de décembre 2016 et janvier 2017. En particulier, près de mille personnes ont quitté Anefi, dans la région de Kidal, pour aller à Bourem, dans la région de Gao, en raison de l’alerte de combats entre groupes armés dans la zone. Dans la région de Tombouctou, un conflit entre communautés touaregs a poussé plus de mille autres personnes à se déplacer à l’intérieur du cercle de Gourma Rharous. Par ailleurs, dans la région de Ménaka, des conflits intercommunautaires ont également provoqué le déplacement de plusieurs ménages, tandis que l’arrivée de 400 personnes en provenance du Niger a aussi été enregistrée.

Restes explosifs de guerre : 23 personnes tuées ou blessées dont 90% d’enfants

Selon les données enregistrées par le Service de l’Action Anti-Mines des Nations-Unies (UNMAS) au Mali, 23 personnes ont été tuées ou blessées par des restes explosifs de guerre en 2016.

Parmi ces victimes, 90% étaient des enfants. Cela représente une hausse par rapport à une moyenne d’environ 60% d’enfants parmi les victimes de restes explosifs de guerre (REG) enregistrées au Mali depuis l’éclatement du conflit en 2012. Cette tendance démontre la nécessité de renforcer la prévention et la réponse aux risques des mines et autres explosifs dans les régions affectées, en particulier auprès des enfants. Ces derniers sont en effet plus à risque en raison de leur curiosité et de leur manque de connaissance du danger.

À cet effet, en 2017, UNMAS et ses partenaires prévoient le développement d’activités d’éducation adaptées aux plus petits, afin de mieux engager les enfants, stimuler leur intérêt et assurer la rétention des messages clés.

Violences basées sur le genre : hausse des cas rapportés en 2016

Depuis janvier 2015, le Système de Gestion de l’Information sur les Violences Basées sur le Genre (GBVIMS) permet, de façon éthique et sécurisée,  de collecter les données sur le nombre de cas de GBV rapportés. Une vingtaine d’ONG prestataires de services contribuent à la base de données.

Elles ne couvrent cependant que 30 pour cent des localités dans les régions touchées par la crise.

Si en 2015, le GBVIMS a permis d’enregistrer 1462 cas déclarés de VBG, dont 95% des survivants sont des femmes et des filles, en 2016, 2164 cas ont été enregistrés (dont 99% de survivants des cas enregistrés sont des femmes et des filles), soit une augmentation de 68% par rapport à l’année précédente.

Rassemblées par JAK avec le service OCHA

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