DDR : Un exercice de simulation pour activer le processus

Le 3 avril 2017, la commission nationale de Désarment, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR) et la commission d’intégration ont réalisé le tout premier exercice de simulation au Camp militaire du Génie de Bamako, sur instruction du Ministre malien de la Défense et des anciens combattants.

L’objectif de cet exercice était de permettre aux participants de se familiariser avec le déroulement du processus de Cantonnement – DDR – Intégration, en prélude à la phase pilote. Cette dernière concernera les éléments du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) de Gao et se tiendra au site de Cantonnement de Fafa, dans la région de Gao.

 

Criminalité et trafic illicite dans le Sahel : Des entraves à l’application de l’Accord

Selon le dernier rapport du représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, la criminalité et le trafic illicite ont encore de beaux jours devant eux. « La criminalité transnationale organisée et le trafic illicite au Mali et dans la sous-région ont continué de peser sur le processus de paix, notamment en entravant la bonne mise en œuvre de l’Accord pour la paix et en alimentant l’insécurité dans les régions du nord. Les tendances récentes observées (l’intensification du trafic de drogue, le financement du terrorisme par le trafic illicite, l’utilisation plus fréquente des filières de trafic pour les migrations illégales) font apparaître un lien croissant entre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée dans la sous-région. Selon le rapport, les autorités maliennes ont saisi 3 416 kilogrammes de drogue à l’aéroport de Bamako et dans les régions de Gao et de Kayes et elles ont enregistré des affaires de trafic d’armes, de médicaments contrefaits et d’autres biens, notamment à la frontière méridionale avec le Burkina Faso.

 

 

MINUSMA : Le manque de moyens rend inefficace la mission

Plusieurs mois après l’adoption de la résolution 2295 (2016), aucun des 2 049 militaires et 480 policiers supplémentaires autorisés ni aucun des moyens militaires supplémentaires annoncés n’ont été déployés, malgré les efforts déterminés faits dans ce sens. Ce manque de moyens essentiels s’est ajouté au retard pris dans le déploiement de la force de réaction rapide à Mopti. L’appui de tous les pays qui fournissent des contingents ou du personnel de police est plus que jamais indispensable. Ce manque cruel de personnel et de moyens empêche la mission de s’acquitter efficacement de son mandat, notamment pour ce qui est de la protection des civils et de la création d’un espace favorable à l’action humanitaire.

D’où cet appel du RSSG aux États membres d’aider à pallier ce manque de moyens, notamment en fournissant à la MINUSMA les unités d’hélicoptères dont elle a d’urgence besoin, mais aussi une compagnie de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, des groupes d’appui aéroportuaire, une compagnie des forces spéciales, une compagnie de neutralisation des explosifs et munitions, un bataillon spécialisé en convois de combat, des véhicules blindés de transport de troupes et des véhicules de police blindés individuels.

Rassemblées par DTK

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