Décès du jeune Alhousseyni Touré : La sécurité a-t-elle failli ?

Le renouvellement des structures de base du Conseil National de la Jeunesse (CNJ-Mali) en prélude au congrès prévu pour les 27 et 28 novembre prochains, a été marqué par la mort cruelle du jeune Alhousseyni Touré. toure
Le dimanche 13 novembre 2016 au Centre olympe de Banakabougou, lors du renouvellement du bureau communal du Conseil National de la Jeunesse de la commune VI, le jeune Alhousseyni Touré, dans une confusion totale, a trouvé la mort suite à un coup de feu. Face à cet acte abominable, un doigt accusateur est pointé sur le dispositif sécuritaire déployé pour la mise en place de ce bureau. Selon des indiscrétions, il y a bien eu une faille dans le dispositif sécuritaire. Au lieu d’une cinquantaine d’hommes, comme suggéré par la commission d’organisation, c’est moins d’une vingtaine d’agents qui ont été mobilisés. Selon toute vraisemblance, le risque a été sous-estimé.
Péril sur le congrès
Le congrès du Conseil National de la Jeunesse prévu les 27 et 28 novembre est fortement menacé. Le renouvellement des instances au niveau de la base est de plus en plus difficile, voire impossible. A Bamako comme à l’intérieur du pays, la menace telle que les membres de la commission de renouvellement encourent un danger réel. Le congrès pourra-t-il se tenir à la date prévue ? C’est la question qui taraude les esprits dans le milieu des jeunes.
La mort de Alhousseyni Touré doit servir d’avertissement aux autorités afin qu’elles s’impliquent fortement dans le renouvellement des structures de base du Conseil dont les acteurs sont de plus en plus violents. Pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise, les autorités doivent prendre toutes les dispositions pour contenir les fauteurs de troubles.
Drissa Togola

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