Diogo Kéïta, Président de l’AMLG : «Le glaucome est la 2ème cause de la cécité au Mali »

Le 12 mars est la Journée Mondiale de Lutte contre le Glaucome. Cette année, l’association malienne de la lutte contre le glaucome (AMLG) compte célébrer cette journée le 18 mars prochain. Le Président de l’AMLG, Diogo Kéïta, évoque dans cet entretien la situation de cette maladie au Mali. Il lance un appel aux plus hautes autorités du Mali pour une prise en charge des malades du glaucome.

Quel est le thème retenu pour cette journée mondiale de lutte contre le glaucome ?

Je vous remercie. Permettez-moi de dire quelques mots sur cette maladie. Le glaucome est une maladie de l’œil qui endommage progressivement le nerf optique et qui peut conduire à une perte de vision graduelle et à la cécité s’il n’est pas décelé et traité à temps. C’est une maladie qui est très mal connue au Mali. C’est pour cette raison que l’association Malienne de lutte contre le glaucome (AMLG) organise chaque année une série d’activités pour sensibiliser la population sur la gravité de ce fléau.

Le thème retenu cette année est : « Le glaucome nous concerne ». Vous savez, le glaucome est une maladie héréditaire donc un risque pour tout le monde. Personne n’est a l’abri de cette maladie.

Quelles sont les activités envisagées par l’association dans le cadre de la célébration de cette journée ?

L’association envisage d’organiser une conférence de presse et une conférence-débat animée par le Professeur Lamine Traoré afin de convaincre la population sur l’impact du glaucome. Aussi, il sera abordé l’assurance maladie universelle.

Quelle est la situation du glaucome au Mali ?

Le glaucome  est la 2ème cause de cécité au Mali. Pour les malades que nous sommes, c’est la première  cause  de notre cécité. Une fois qu’on perd la vue, c’est irréversible. De façon générale, il n’y a pas de statistiques ni d’études spécifiques sur le glaucome au niveau national. C’est pourquoi de nombreuses personnes ne sont  pas conscientes sur l’existence de cette maladie. En 2012, l’Etat a fait une enquête.

Dites-nous les difficultés auxquelles les malades du glaucome sont confrontés au Mali ?

Les malades du glaucome souffrent de plusieurs difficultés. La première difficulté concerne l’accès au service. Il y a un manque de spécialistes. L’accès aux médicaments est une autre grande difficulté. Le glaucome est une maladie qui est traitée à vie. Le coût du traitement varie de 30 à 50 mille FCFA. Cette maladie a un grand impact négatif sur la population notamment en milieu rurale.

Quel appel vous avez à l’endroit des autorités pour une meilleure prise en charge des malades du glaucome ?

L’objectif de l’association, c’est de montrer aux autorités les impacts du glaucome sur la population. A cet effet, un appel solennel sera lancé aux autorités maliennes pour qu’elles puissent développer les structures permettant une meilleure prise en charge des malades du glaucome.

Propos recueillis par Catherine Tounkara et Housseini Sogoba, stagiaires

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