Direction Générale de la police nationale : 2.200 fonctionnaires de police recrutés en 2018, dont 20 commissaires, 30 officiers et 2150 sous-officiers

Du renforcement des capacités opérationnelles en passant par l’équipement et les reformes effectuées dans le secteur, le directeur général de la police, Moussa Ag Infahi, est au four et au moulin pour sécuriser les Maliens et leurs biens.  Le bilan de 2018 et les perspectives de 2019 en sont une parfaite illustration.

De sa création en 1925 par les colons français à sa démilitarisation en 2002, la Police nationale s’est davantage ancrée dans le Statut général des fonctionnaires de la Police adopté et qui répartit les policiers en trois corps, notamment le corps des Commissaires de Police, le corps des Inspecteurs de Police et le corps des Sous-officiers de Police.

Comme missions, la police nationale est une des composantes principales des forces de sécurité. Elle est chargée d’assurer la protection des personnes et des biens, de maintenir l’ordre, la sûreté, la sécurité et la tranquillité publique. Elle veille au respect des lois et règlements par l’exécution des missions de Police administrative et de la police judiciaire ; elle participe aux actions de maintien de la paix et d’assistance et bien d’autres.

Fidèle au serment et soucieux pour la sécurité des personnes et des biens, l’Inspecteur général, Directeur Général de la Police Nationale du Mali, a fait de la performance son crédo de gouvernance.

S’agissant du bilan, la police a effectué en 2018 : 11 210 patrouilles dans le district de Bamako contre 8 800 dans les régions, soit un total de 20 010 patrouilles. Au cours de différentes sorties, la police a déployé, 75.147 agents  dont 40.182 à Bamako et 34.965  dans les régions. Ces patrouilles ont permis d’interpeler 20.446  personnes dont 15.822 à Bamako et 4.624 dans les régions.

Au cours de ces opérations musclées, 7.490 engins dont 6900 engins à deux roues et 590 à quatre roues ont été saisis à Bamako et, 4.365 engins dont 3.937 à deux roues et 1.018 à quatre roues dans les régions.

En 2018, le nombre d’accidents enregistré par les services compétents était de 10.406 cas à Bamako contre 2.702 cas dans les régions, soit 13.108 cas d’accidents de circulation  en 2018 sur l’ensemble du pays. Ces accidents ont causé 8.873 dégâts matériels à Bamako et 2.659 dans les régions, soit un total de 11.532 dégâts matériels sur l’ensemble du territoire national. A ces dégâts matériels s’ajoutent les pertes en vies humaines qui s’élèvent à 322 dans le district de Bamako contre 143 dans les régions, soit 465 morts liés aux accidents de la circulation.

L’établissement des cartes d’identité nationale a généré 212.605.000 FCFA à Bamako et 115.581.000 FCFA dans les régions, soit 328.186.000 FCFA au total grâce au dévouement des services.

Sur le plan de recrutement, d’importants efforts ont été réalisés en 2018. 96 élèves commissaires, dont 8 dames,  et 41 élèves officiers, dont 5 dames,  ont démarré le 8 janvier dernier la formation initiale pour une durée d’un an.  Au même moment, les élèves sous-officiers de police du contingent 2018-2019 étaient en cours à l’Ecole Nationale de Police. Au total 2.200 fonctionnaires  de police ont été recrutés en 2018, dont 20 commissaires, 30 officiers et 2150 sous-officiers. En 2019, il est annoncé le recrutement de 2.200 autres fonctionnaires de police, dont 8 commissaires et 12 officiers.

En matière des infrastructures en 2018,  quatre commissariats de sécurité publique ont ouvert leurs portes, d’autres sont prévus courant 2019,  dont un poste de sécurité et un poste frontalier.

Par Bourama Camara

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