Dogofri : la révolte des chasseurs

La situation sécuritaire se dégrade à Dogofri dans le cercle de Niono. A l’origine, une révolte des chasseurs donso contre des peulhs supposés être complices des djihadistes et auxquels ils ont interdit avant-hier mardi l’accès de la foire hebdomadaire. Dans la foulée, plus d’une dizaine de personnes ont été arrêtées et une abattue.

Dogofri était en alerte depuis l’occupation depuis du village de Farabougou. Les chasseurs étaient sur leur garde. Ainsi le mardi 3 novembre, jour de la foire hebdomadaire, un groupe de chasseurs plus connus sous le nom ‘’donso’’ ont bouclé le village et les entrées du marché à la recherche de suspects. Ils arrêteront plus de dix personnes. Selon les informations, un homme qui tentait de fuir a été abattu. Des tirs ont perturbé le début de la foire. Les Famas sont arrivés vers 15 heures et se sont dirigées vers Kaoundé, selon les informations.

Une source locale nous explique cette montée de tensions. Suite à la libération des personnes enlevées à Kaoudena, Dokofiba, Farabougou et Kouroumambouké, les chasseurs auraient découvert en brousse l’assassinat atroce de certaines d’entre elles. Ils ont alors procédé à l’arrestation de tous ceux qu’ils considèrent comme des suspects.

Avant cette journée meurtrie à Dogofri, les informations faisaient état de l’assassinat atroce d’un imam dans le village de Débougou dans la nuit de lundi à mardi aux environs de 21 heures. Si aucune information n’attribue ce crime aux djihadistes, le mode opératoire ressemble à celui utilisé par ces extrémistes.

Drissa Togola

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