Environnement -Développement durable : Recycler les jeunes diplômés pour accélérer le développement du Mali

Le secteur de l’écologie n’a jamais autant recruté et devrait poursuivre cette dynamique dans les années à venir. Découvrez l’ensemble des métiers de l’environnement et du développement durable.

Signe des temps, les métiers liés à l’environnement et au développement durable attirent de plus en plus les jeunes diplômés. Et ils ont raison car l’éco-industrie recrute, de niveau technicien ou ingénieur. D’autres secteurs comme le bâtiment, les transports, l’assurance font aussi appel à des experts de l’écologie.

Tapis vert pour l’emploi !

Le secteur de l’environnement et du développement durable n’a jamais autant recruté et devrait poursuivre cette dynamique dans les années à venir. D’après les statistiques du ministère de l’Environnement du Canada, 136 000 emplois sont directement liés à la protection de l’environnement et la valorisation du développement durable.

Par ailleurs, on compte près de 4 millions d’emplois «verdissants», c’est-à-dire tous les métiers qui s’exercent dans d’autres secteurs de l’économie (bâtiment, santé, assurances, transports, marketing, tourisme, énergie, chimie, industrie…) mais qui font appel à des compétences spécifiques en matière d’environnement.

L’eau et les déchets : 75% des emplois

Contrairement aux idées reçues, les métiers de l’environnement ne recrutent pas seulement des profils scientifiques. Et seule une minorité, 1%, est liée à la nature (gestion des parcs naturels, de la forêt, des rivières…). Les trois-quarts des emplois se trouvent en fait dans le traitement et la gestion de l’eau et des déchets.

Les deux grandes entreprises du secteur (Veolia et Suez) recrutent constamment des jeunes diplômés, techniciens ou ingénieurs, pour des postes partout dans le monde. Par ailleurs, l’État et les collectivités recrutent pour des postes de chargés de mission pour valoriser le cadre de vie ou des métiers liés à l’éducation à l’environnement.

Des débouchés à venir dans l’énergie

Éolien, photovoltaïque, géothermie, énergie marine : les énergies renouvelables (EnR) s’implantent de plus en plus dans notre quotidien, fournissant de nombreux débouchés aux profils de techniciens, de commerciaux, d’ingénieurs et de consultants. Et ce n’est que le début. Ainsi selon le syndicat des énergies renouvelables du Canada, 100 000 personnes travaillent déjà dans ce domaine, ils devraient être deux fois plus en 2020… Si vous voulez faire une carrière internationale, sachez que les compétences en EnR sont recherchées dans de nombreux pays.

Développement durable : des nouveaux métiers

Par soucis d’image ou pour des questions de normes à respecter, les entreprises et les industries ont fait du développement durable une de leurs priorités. Ainsi elles consacrent une partie non négligeable de leur budget, créant des postes ou faisant appel à des bureaux d’études et des consultants. De nouveaux métiers ont ainsi vu le jour comme gestionnaires des risques, manager environnemental, responsable HSE (Hygiène,Sécurité, Environnement) ou QSE (Qualité, Sécurité, Environnement) ou encore technicien de traitement des déchets.

L’économie verte

La notion d’économie verte a été un des points saillants des débats à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20)4. Le développement durable n’est possible qu’en prenant des trajectoires de croissance économique respectueuses de l’environnement. C’est ainsi que l’économie verte est considérée comme un outil de développement durable.

Définitions

Plusieurs termes sont utilisés dans le cadre de ce concept, allant de l’économie verte aux emplois verts. Une première définition à mettre en relief est celle du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) : «une économie qui améliore le bien-être humain et l’équité sociale tout en réduisant de façon significative les risques environnementaux et les pénuries écologiques». Sous sa forme la plus simple, l’économie verte se caractérise par un faible taux d’émission de carbone, l’utilisation rationnelle des ressources et l’inclusion sociale.

Pour l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’enjeu concerne la croissance économique dans ses pays membres. Ainsi, pour elle, «la croissance verte consiste à favoriser la croissance économique et le développement tout en veillant à ce que les actifs naturels continuent de fournir les ressources et les services environnementaux sur lesquels repose notre bien-être. Pour ce faire, elle doit catalyser l’investissement et l’innovation qui étayeront une croissance durable et créeront de nouvelles opportunités économiques» (OCDE).

Un autre terme employé est celui d’emplois verts, que plusieurs organisations comme le Bureau international du travail mettent en relief. Selon Les Verts (2014), les emplois verts recouvrent toute activité professionnelle qui contribue à protéger l’environnement et à lutter contre le changement climatique parce qu’elle économise de l’énergie et des matières premières, encourage les énergies renouvelables.

Les secteurs clés de l’économie verte en Afrique

L’Afrique est un continent où les opportunités sont réelles pour une transition vers une économie verte.

Des stratégies existent ou sont en cours d’élaboration. Les principaux secteurs clés sont la forêt, l’agriculture, l’eau, la pêche, l’élevage, l’énergie, les mines, la sylviculture, les déchets, le transport, l’assainissement, le tourisme et la construction. Il y a toutefois un secteur qui doit être prioritaire et transversal à tous les autres : l’éducation. Le développement durable ne sera possible qu’en passant par des formations appropriées à tous les niveaux de l’éducation, pour un changement des comportements.

Correspondance particulière d’A.K. Dramé

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