Etats généraux du secteur minier et pétrolier : Vers des nouvelles mesures pour réglementer le secteur

Du 27 au 29 juin 2017, les Etats généraux du secteur minier et pétrolier ont eu lieu au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba sous la présidence de Abdoulaye Idrissa Maïga, Premier ministre. L’objectif de ces rencontres était de faire l’état des lieux du secteur et formuler des recommandations pour sa meilleure contribution au développement de la population.
Pendant 3 jours, plusieurs thématiques ont été abordées dont entre autres, la politique de développement des infrastructures de transport et leurs impacts sur la valorisation des ressources minières ; l’exploitation minière illégale ; la stratégie nationale de sécurisation des sites miniers et pétroliers ; les but, enjeux, défis et perspectives de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives ; la politique sectorielle des mines ; les expériences des sociétés minières dans le domaine de la recherche, de l’exploitation, de l’évaluation de la politique minière et du cadre législatif et institutionnel.
A travers ces thématiques, les participants étaient également appelés à analyser et à étudier les difficultés liées au secteur. Il s’agit de la non diversification de l’exploitation de l’or ; la faible implication de l’Etat dans le développement de la petite mine et de l’artisanat minier ; le faible niveau des financements dans les domaines de la recherche minière et pétrolière et du suivi et contrôle des activités minières et pétrolières; la faible capacité de l’administration à assurer une meilleure gestion des activités ; la perte de l’attractivité du pays par rapport aux grands investissements ; la prolifération des exploitations clandestines et illégales tant dans le domaine industriel qu’artisanal et enfin le manque de motivation du personnel et le manque d’infrastructures renchérissant les coûts d’exploitation.
Toutefois, le Ministre des mines, Pr Tiémoko Sangaré, a tenu à préciser que l’exploitation minière constitue actuellement une occupation économique presqu’au même titre que l’agriculture, la pêche et l’élevage. « Elle présente des atouts importants pour le Mali et bénéficie surtout aux populations rurales », a-t-il ajouté.
Selon lui, le secteur minier constitue une composante essentielle avec un apport de 6% au Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Etat en 2016 et 335 milliards de francs CFA au Trésor Public.
Après avoir rappelé que les ressources minières constituent 27% des recettes d’exploitation et 30% des recettes fiscales du Mali, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, a invité les participants à travailler à faire des propositions de mécanismes pouvant contribuer au développement des petites mines.
Ousmane BALLO
Source: Le Challenger

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