Gestion catastrophique de PASSIP/Nord-Mali:Jurgen Hoerner aurait-il la couverture de son Ambassadeur, du parti d’Angela Merkel et des sommités maliennes ?

Aujourd’hui, PASSIP/Mali-Nord est à l’agonie par la faute de l’Allemand Jurgen Hoerner, un truand dans la gestion de ce projet». Financement de la rébellion au Nord du Mali, de lourds soupçons pèse sur lui. Selon nos informations, il profiterait d’une protection à peine voilée de son Ambassadeur au Mali, userait et abuserait du parti de la Chancelière de son pays, Angela Merkel, pour tenter d’enterrer définitivement PASSIP/Nord-Mali. Sans oublier l’appui de certaines sommités de notre pays, tel que quelques députés et les anciens Minstres Agatham et Yéya Ag Mohamed Ali sont dans le financement en partie aussi.
Nul besoin de démontrer l’importance du Programme d’appui au sous-secteur de l’irrigation de proximité (PASSIP-Nord-Mali). En effet, la moitié de la population rurale du Mali vit sous le seuil de pauvreté. La malnutrition sévit dans plusieurs régions car la production agricole reste tributaire d’une pluviométrie en diminution et mal répartie dans le temps et l’espace. Pourtant le pays dispose d’un important potentiel en agriculture irriguée, estimé à plus de 2,2 millions d’hectares, mais seulement 15 % sont actuellement mis en valeur.

Notons que la Coopération allemande a une longue tradition dans son engagement à appuyer les efforts pour le développement de l’économie rurale et de la promotion de l’agriculture irriguée au Mali. Sa contribution actuelle au secteur de l’IP comprend : les projets de la coopération financière (KfW) de l’IP, les projets de l’Irrigation de PROximité (IPRO) à Sikasso, à Koulikoro, au Pays Dogon et dans le Delta Intérieur du Niger (Régions de Tombouctou et de Mopti), le projet de la coopération technique, le PASSIP.

Comme on le voit, le PASSIP est d’une importance capitale pour notre pays. Mais, le hic dans cette histoire, c’est que l’Allemand Jurgen Hoerner, Conseiller technique principal de cette structure gèrerait très mal les fonds alloués à ce Programme. Non seulement il n’y a pas un compte bancaire unique pour la traçabilité de leur gestion, mais aussi et surtout ils lui serviraient de fonds occulte pour la rébellion au Nord du Mali. Pour lui, pas question de chèques, mais toujours la liquidité et sa poche lui servirait de banque. Malgré l’interpellation de nos plus hautes autorités et celles allemandes, notamment l’Ambassadeur d’Allemagne au Mali, Jurgen Hoerner ne fait qu’à sa tête. Quitte à ce que les organisations bénéficiaires des fonds crèvent ou que le Nord du Mali s’embrase davantage.

Autre fait, ce qui retient aujourd’hui notre attention, c’est la gestion mafieuse du sieur Jurgen Hoerner. En effet, de 2010 à 2014, toutes les interventions du PASSIP (GIZ) au sein du programme Mali-Nord/ IPRODI se sont posées à travers ses structures, telles que les antennes, et particulièrement de grandes interventions, les engrais subventionnées en 2012 ; la subvention du Gasoil en 2103.

Mais, courant 2015, le Conseiller technique principal du PASSIP a voulu mettre en œuvre le projet de résilience de la GIZ dont le principe repose sur le renforcement du projet déjà en cours de la coopération allemande à travers le programme Mali-Nord/IPRODI. Pour la mise en œuvre dudit projet, il a jugé utile de créer une structure parallèle dénommée PASSIP-Nord et de faire intervenir des ONG sur les sites aménagés et encadrés par le programme Mali-Nord/ IPRODI.
«Nous avions attiré l’attention du Conseiller technique principal du PASSIP, Jurgen Hoerner, sur le danger d’une telle démarche car elle contribue à déstructurer l’approche du programme Mali-Nord/IPRODI qui est basée sur la participation des populations et sur le fait que les interventions devront se faire dans un esprit de consolidation de la cohésion sociale. Nous avons proposé que des experts choisis par le conseiller technique principal du PASSIP se rendent dans les antennes pour encadrer les différentes interventions en se présentant comme des agents de la coopération allemande et que la concurrence des intervenants de la coopérations allemande sans une zone où elle a acquis une forte notoriété est plutôt à éviter», nous a-t-on confié.
«Nous avons attiré l’attention du Conseiller technique principal du PASSIP, Jurgen Hoerner, sur le danger d’une telle démarche, car elle contribue à déstructurer l’approche du programme Mali-Nord/IPRODI qui est basée sur la participation des populations et sur le fait que les interventions devront se faire dans un esprit de consolidation de la cohésion sociale. Nous avons proposé que des experts choisis par le Conseiller technique principal du PASSIP, Jurgen Hoerner, se rendent dans les antennes pour encadrer les différentes interventions en se présentant comme des agents de la Coopération allemande et que la concurrence des intervenants de la Coopération allemande dans une zone où elle a acquis une forte notoriété, est plutôt à éviter. Le constat est que le PASSIP, en tant qu’unité d’appui technique, veut se substituer à l’unité d’exécution qu’est le programme Mali-Nord/IPRODI sur ces sites d’interventions. Vous pouvez constater, avec les quelques courriers joints à cette note, les préjudices causés par les décisions du Conseiller technique principal du PASSIP-GIZ, Jurgen Hoerner. Les distributions de matériels et d’intrants ont été orientées vers d’autres personnes qui ne sont pas les bénéficiaires proposés par le programme Mali-Nord/IPRODI. Nous disposons au bureau de la coordination et au niveau de nos antennes, de toutes les preuves matérielles. Une telle action n’assure guère la stabilité et la cohésion sociale dans cette région qui est vulnérable».

Dans un courrier confidentiel en date du 17 mai 2016, adressé au ministre de tutelle et dont nous avons copie, il ressort que Jurgen Hoerner aurait tenté de changer le nom initial du projet. «Le Programme Mali-Nord a été le plus grand projet de la Coopération allemande en Afrique subsaharienne entre 1994 et 2010. Ce Programme a eu une réputation tant au niveau national qu’international et il a été cité plusieurs fois comme un modèle dans la résolution des conflits. La notion d’IPRODI (Irrigation de Proximité dans le Delta Intérieur) a été introduite par l’équipe de management du Mali-Nord en 2010 pour marquer la prise en compte des zones de Delta Intérieur (cercle de Youwarou) dans les interventions du Programme Mali-Nord. Le projet est toujours connu sous le nom de Programme Mali-Nord tant par les populations bénéficiaires qu’au niveau national et international. À mon humble avis, la volonté d’amputer le Programme Mali-Nord/IPRODI de son nom historique et connu de programme Mali-Nord est une façon de préparer la dislocation de ce projet, sans heurter les sensibilités de ceux-là nombreux qui ont une bonne image du Programme Mali-Nord.

Comme l’indique ce courrier confidentiel adressé au Département de tutelle, c’est là une autre gaffe de l’Allemand Jurgen Hoerner. Le comble dans cette histoire, c’est qu’il se servirait des couleurs du parti de la Chancelière allemande, Anguela Merkel et de la couverture de l’Ambassadeur d’Allemagne au Mali pour commettre ses coups bas. Vrai ou faux ?

Autres couvertures nationales de grande envergure
Alors qu’il était ahuri par la gestion opaque de l’Allemand Jurgen Hoerner, le ministre de l’Agriculture a fini par virer à 180 kilomètres à l’heure en ayant une certaine sympathie pour ce truand. M. Dénon se rappelle-t-il des propos qu’il a tenus devant le Collectif des députés qui défendait l’intervention du Programme Mali-Nord dans le Delta intérieur ? «Le comportement du PASSIP ne peut être interprété que par le financement des mouvements rebelles dans la région de Tombouctou. La preuve est que c’est moi, Dénon, qui a proposé au ministre Tréta de relever Monsieur Yéya Ag Mohamed Ali, car il finance la rébellion. Il en est de même pour Agatham qui est aussi un bailleur principal du Mnla», avait-il dit, ainsi que les manœuvres du grand homme d’affaire Timy qui ravitaille en carburant ces rebelles devant tout le monde avec la complicité de ses Deux Ministres, en pensant que ce projet est une vache laitière.
À quoi donc joue aujourd’hui notre ministre de la République, Kassoum Dénon ? Nous savons très bien que c’est lui-même qui est allé voir le Premier ministre pour plaider la nomination d’Agatham, contrairement à l’engagement qu’il a pris face au Collectif des députés.
La plus grosse déception dans cette affaire est le comportement et les actions du Premier ministre, selon qui «la main qui donne est toujours supérieure à celle qui reçoit». Si le Mali doit perdre sa souveraineté au profit de l’Allemagne, nous sommes prêts à y accéder, sachant bien que l’option et le schéma dans lesquels évoluent l’Ambassadeur allemand et son terrible compatriote Jurgen Hoerner ne sont pas conformes à la vision allemande sur le Mali.
Ce groupe (Collectif de députés) a accepté le blanchiment de l’Allemand Hoerner et de s’enrichir sur le dos de la partie malienne. La coopération allemande aura du mal à comprendre ce groupe de malhonnêtes.
On nous avait fait comprendre sur le comportement et la sincérité du Collectif de députés qui approuvait l’action de l’Ambassadeur et du Conseiller technique principal du PASSIP, Hoerner, sur l’ORTM, à l’exception de deux députés qui ont décliné le volte-face. Qu’est-ce qui s’est passé pour que ces députés changent de position ? Sûrement qu’ils sont tous mouillés dans cette affaire à travers le Coordinateur Agatham principal blanchisseur. Et pourtant, auparavant, leur slogan était de ne défendre que l’intérêt du Mali, hélas le ridicule à cesser de tuer dans notre beau pays.
Source: Dénonc

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