Gestion des ex-Collèges Horizon : L’affaire déférée devant les tribunaux compétents

Suite à l’annonce faite, avant-hier, par le Premier ministre malien d’installer une administration transitoire, en lieu et place de l’administration tenue par les dirigeants des ex-Collèges Horizon, ces derniers, en compagnie de leur avocat, Me Demba Traoré, ont animé un point de presse. Le but est d’informer les médias sur l’état des lieux de l’imbroglio juridico-scolaire qui les oppose à l’Etat du Mali et à la fondation « Maarif ». C’était le mercredi 04 octobre, dans l’enceinte des ex-Collèges Horizon à Hamdallaye ACI 2000.

D’entrée de jeu, Mertin Celikel, Directeur général de Horizon Education-France Mali, a fait savoir que sa société est une société de droit malien appartenant légalement à Horizon Education France, une société de droit français. De sorte que désormais, tous les biens actifs et passifs des ex-Collèges Horizon appartiennent à Horizon Education France. Par conséquent, il ne saurait être question d’accepter l’installation d’une administration transitoire composée de parents d’élèves, de professeurs et de dirigeants de la Fondation « Maarif », pour gérer l’institution scolaire.

Me Demba Traoré, l’avocat d’Horizon Education France, a d’abord expliqué que ses clients sont dans la stricte légalité, pour avoir en leur possession une autorisation de renouvellement de leur licence délivrée en mars 2017, pour n’avoir pas commis de faute administrative qui permet à l’Etat de retirer leur licence ni fait de dissensions au niveau de leur Conseil d’Administration. Ce qui signifie qu’il n’y a, à ses yeux, ni violation des textes, encore moins de lois de la part des dirigeants des ex-Collèges Horizon. Ainsi, Me Traoré conclut que la décision d’expropriation est un acte purement politique qui est pris pour satisfaire les autorités politiques turques actuelles. Par conséquent, l’avocat a informé que la question concernant la gestion et/ou l’expropriation des ex-Collèges Horizon, qu’il a qualifiée de gravissime, est déférée depuis le lundi 02 octobre devant les tribunaux compétents. Les plaintes sont faites contre l’Etat du Mali et le Coordinateur de la Fondation « Maarif ».

Gaoussou Madani Traoré

Source: Le Challenger

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