Gestion des finances publiques au Mali : Les journalistes se familiarisent avec le PREM

Le Plan de Réforme de la Gestion des Finances publiques au Mali (PREM) 2017-2021, est un ambitieux programme piloté par la CARFIP pour booster la mobilisation des recettes, maîtriser les dépenses publiques, renforcer les contrôles internes et externes sans oublier la mise en compte de la gouvernance des collectivités territoriales.

Du 4 au 5 mars dernier, la salle de conférences de la Cellule d’Appui à la Réforme des Finances Publiques (CARFIP) a abrité un atelier de formation des journalistes sur le Plan de Réforme de la Gestion des Finances publiques au Mali (PREM) 2017-2021. Cette formation, selon le coordinateur de la CARFIP, Abdoulaye Traoré, vise à faire comprendre les finances publiques. L’opportunité des réformes, a précisé Abdoulaye Traoré, est venue du gouvernement du Mali. Le financement des réformes par le budget national permet au gouvernement de rester maître des réformes, a soutenu Abdoulaye Traoré.

Pendant deux jours, Seydou Djimdé, chef de la division des études à la CARFIP, a présenté avec pédagogie et talent, « la réforme des finances publiques au Mali et la communication sur le PREM ». De son exposé, on apprend que le gouvernement a tiré les leçons de la mise en œuvre du Plan d’Action Gouvernemental pour l’Amélioration et la Modernisation de la GFP (PAGAM/GFP I et II) sur les périodes 2006-2009 et 2011-2015 pour adopter le  21 septembre 2016, le PREM.

Selon Seydou Djimdé, « le Plan de Réforme de la gestion des Finances Publiques au Mali (PREM) 2017-2021, est la concrétisation de la volonté politique du gouvernement en matière de réforme des finances publiques ». Le PREM, a-t-il ajouté, couvre trente (30) structures opérationnelles et douze (12) structures gestionnaires de crédit (Direction des Finances et du Matériel – DFM, Direction Administrative et Financière – DAF et Service administratif et financier – SAF). Les principes directeurs qui ont prévalu à la conception de cet ambitieux programme sont la priorisation et le séquençage, le partenariat, l’inclusivité et la participation, le réalisme et l’unicité du pilotage de la mise en œuvre des actions. A en croire le chef de la division des études à la CARFIP, « le PREM s’inscrit dans une vision marquée par trois concepts-clés : l’optimisation de l’espace budgétaire, l’efficience et l’efficacité de la dépense publique, l’alignement aux bonnes pratiques internationales et aux engagements communautaires ». Toujours selon lui, le PREM est articulé autour de quatre (4) pôles de changement. Il s’agit de : la modernisation des administrations et des politiques fiscales, la mise en œuvre du nouveau cadre de programmation, d’exécution et de suivi budgétaire, la mutation vers un système de contrôle interne et externe alignée sur les bonnes pratiques  et enfin l’établissement d’un système contractualisé et transparent de gouvernance financière locale.

De l’avis de Seydou Djimdé, le PREM a à son actif plusieurs réalisations. « La modernisation de la gestion des archives de la conservation foncière s’est renforcée suite au déménagement total de l’ensemble des archives de la conservation foncière du District de Bamako et de Kati dans des salles d’archivage modernes, sécurisées et aménagées à cet effet au niveau de la Direction Nationale des Archives du Mali. Ce processus a permis d’indexer dans la base de données « MoDoNum » 145.000 dossiers sur les 185.000 dossiers de titres fonciers numérisés en fin décembre 2018 », a-t-il souligné.

La communication du PREM a été discutée par les participants à cette formation.

Chiaka Doumbia

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