Ils ont dit : Me Mohamed Ali Bathily, avocat de la défense

« On n’est pas dans le procès pour rechercher la vérité des faits contre Karim Keita »

« On doit éviter les amalgames. On n’est pas dans le procès pour rechercher la vérité des faits contre Karim Keita. Pas du tout. Karim est un plaignant, un citoyen qui a estimé que des propos qui lui ont été adressés portent atteinte à son honneur et à sa dignité. C’est son droit le plus absolu de le faire. Toute la question pour moi est de savoir ceux-là qui sont astreints devant le juge pénal aujourd’hui ont des raisons pour être exonérés de l’application de la loi sur la diffamation. Ce n’est pas n’importe qui. Ce ne sont pas des citoyens lambda, ce sont des organes de presse. On est en fait dans la problématique de la liberté de la presse et de l’exercice du droit d’informer. C’est cela qu’il faut juger et non autre chose.  Pour moi, mon client bénéficie d’un fait justificatif. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas tenu des propos, si les faits justificatifs ont pour effet de neutraliser l’élément légal de l’infraction pour l’empêcher de développer ses effets…

Me Kalifa Yaro, avocat de la partie civile « Nous nous sommes engagés à démontrer un à un, point par point, toutes les exceptions»

«Nous sortons de cette audience assez sereins. Nous sommes très confiants c’est-à-dire que  l’affaire a été mise en délibéré sur les exceptions qui ont été soulevées. Nous nous sommes attelés à démonter un à un, point par point, toutes les exceptions. Dans son réquisitoire, le ministère public nous a totalement et intégralement suivis en disant qu’on avait, bien évidemment raison par rapport à la situation. Maintenant le tribunal a jugé nécessaire de mettre l’affaire en délibéré. On verra la suite.

Nous abordons la suite avec assez de confiance, assez de sérénité. Il n’y a pas de raison de douter de quoique ce soit, le tribunal est dans son rôle. Il est en train de faire son travail. Aussi, nous sommes engagés à venir démontrer que les allégations, les éléments qui sont portés devant ce tribunal  sont des faits diffamatoires, donc attentatoires à la dignité et à l’honneur de notre client. Nous allons le démontrer ».

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