Importation de produits agro-alimentaires au Mali L’AIPAM menace de descendre dans la rue

Pour dénoncer les difficultés auxquelles elle est confrontée par rapport à l’importation des produits agro-alimentaires, l’Association des Importateurs des produits Agricoles au Mali (AIPAAM) décide de battre le pavé. Elle vient de lancer un ultimatum de 72 heures aux autorités pour l’allègement de la charge douanière. L’annonce a été faite le samedi 23 juillet au siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), sous la présence du Secrétaire général de l’AIPAAM, Broulaye Ballo, de la première vice-présidente Mme Lah Kadiatou Lah, de Soumaïla Bamba, d’Alimata Diop, tous membres de l’association et de plusieurs militants et militantes de ladite association.

De l’avis des membres de l’AIPAAM, la cherté des produits comme l’oignon, la tomate, la pomme de terre et d’autres produits agro-alimentaires sur le marché est due aux lourdes charges que le dédouanement du kilo de ces produits connaît de plus en plus.

Selon le secrétaire général, Broulaye Ballo, c’est au moment où les produits agricoles nationaux tels que la pomme de terre sont finis, que l’AIPAM arrive à faire ses exportations. « C’est le rôle d’un importateur de servir son pays selon ses moyens », se défend t-il. A l’en croire, si le prix de ces produits connaît une flambée sur le marché, cela est  dû aux manœuvres de la douane. Car, de 1997 à nos jours, le tarif douanier a connu d’énormes spéculations.

Il a évolué de 20 FCFA/kg, à 30F/kg, puis 44,88F/kg, 80F/kg, 130F/kg, jusqu’à 200FCFA/kg aujourd’hui (soit 3 723 800 FCFA pour 30 tonnes et 7 447 600FCFA pour 60 tonnes), sans compter  la pression fiscale de la CEDEAO qui s’élève à 61,98%.

A cela, s’ajoutent les frais de transport et les pertes en sacs ou en cartons.  Pour les responsables  de l’AIPAAM, cette situation à leur égard est inadmissible.

Pour cause, dans les pays frontaliers comme la Côte d’Ivoire, la valeur est de 100FCFA/kg, 66FCFA/kg au Niger, 76FCFA au Sénégal, et 40FCFA/kg au Burkina Faso. Soucieux de la souffrance des consommateurs maliens qui trouvent très chers ces produits sur le marché, l’AIPAAM a lancé un ultimatum au gouvernement l’invitant à revoir sa situation dans un délai de 72 heures.

Passé ce délai, elle envisage d’organiser une marche jusqu’au Palais de Koulouba pour se faire entendre.

D. T

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *