Inauguration de la Cité universitaire de Kabala : IBK salue la contribution d’ATT et Dioncounda Traoré

Après 33 mois de travaux intenses, la cité universitaire de Kabala est enfin sortie de terre. L’inauguration de ce joyau architectural s’est effectuée le mardi 28 février 2017 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République. C’était en présence de Dioncounda Traoré, ancien Président de la Transition, de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Lu Huiying, du Premier ministre Modibo Kéïta et des membres du gouvernement, du Président de l’Assemblée Nationale Issiaka Sidibé, des membres de l’entreprise d’architecture CADAU, ainsi que des partenaires du Mali.

Dans l’amphithéâtre de la nouvelle université, le Président IBK a demandé  aux étudiants d’être fiers du Mali. Une manière de les encourager à redoubler d’efforts.

D’un coût total de 86 milliards  de francs CFA, la Cité universitaire de Kabala a été construite sur 103 ha en deux phases 33 mois durant. Grâce à la coopération sino-malienne, une phase des phases des travaux a été exécutée par la Chine à titre gracieux. Elle est composée dans son ensemble d’un bloc d’amphithéâtre de deux salles avec une capacité de 500 places chacune, une autre salle de 300 places, un rectorat, un centre multimédia, une école doctorale. En plus de tout cela, on y retrouve une faculté des sciences humaines, de droit, une école normale d’enseignement technique et professionnelle et leurs annexes. Un véritable pôle d’apprentissage envié dans la sous-région.

Selon le Ministre de l’enseignement supérieur, Assétou Founé Samaké, cette cité a une capacité de 4080 étudiants. Sur ses 103 ha, il y a des salles polyvalentes, des terrains de sport, un restaurant alimenté en cafétéria. « Elle vient à point nommé car, l’ancienne cité est vétuste avec des équipements inadaptés qui ne répondent  plus aux conditions d’amélioration de la qualité de travail des étudiants ». A l’en croire, Kabala contribuera sans doute à améliorer les conditions et la qualité de travail des étudiants. Parlant du reste des travaux à faire, le ministre Assétou Founé Samaké a affirmé que son département y contribuera jusqu’à  terme du projet car, l’émergence du Mali passe par l’éducation en général et l’enseignement supérieur en particulier.

Par ailleurs, elle a évoqué le projet d’infrastructures routières comprenant une route du savoir, qui partira de la route de l’aéroport à la cité de Kabala. Une manière de désengorger l’unique voie d’accès qui est surchargée par des gros porteurs transportant du sable. Pour le ministre, il y a beaucoup de défis dont entre autres, la connexion Internet pour faciliter l’apprentissage aux étudiants, la sécurité et l’entretien de l’espace. « Cet investissement démontre et témoigne une fois de plus, l’engagement de la Chine à aider le Mali », a-t-elle conclu.

Quant à l’Ambassadrice de la Chine au Mali, elle a affirmé que ce soutien de la Chine au Mali est le fruit d’une coopération qui date depuis des années. La cité de Kabala est l’un des plus grands projets de la Chine au Mali et en Afrique. A l’en croire, la Chine et le Mali peuvent aller encore plus loin ensemble car, la coopération sino-malienne est aussi basée sur le développement. Pour ce faire, ajoute Lu Huiying, la Chine restera toujours aux côtés du Mali.

S’adressant aux étudiants, le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta s’est dit très fier de les voir dans de meilleures conditions de travail. Pour lui, il était honteux de les voir surchargés dans l’ancienne cité universitaire. Ainsi, il a demandé aux étudiants d’en être fiers, de prendre soin des locaux et de profiter au maximum des conditions d’apprentissage adéquates mises à leur disposition. « Le Mali fut un centre de rayonnement intellectuel, un centre d’où est partie la lumière vers beaucoup d’endroits du monde », a-t-il ajouté.

L’administration étant une continuité, il a salué l’engagement de ses prédécesseurs dont les ancien président ATT et Dioncounda Traoré qui ont posé les premiers jalons avant lui pour que ce jour soit. « Je suis très reconnaissant du travail bien fait sans hypocrisie », a-t-il dit.

Drissa Togola

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *