Insécurité grandissante au centre du Mali : Le prédicateur radical Amadou Koufa aux portes de Bamako

Par le biais du site mauritanien Alakhbar, le front de libération du Macina, du djihadiste Amadou Koufa, a revendiqué l’attaque lundi, de la localité de Banamba située à quelques 145 kilomètres de Bamako. De son fief du Macina en 5ème région, la nébuleuse, branche d’ançardine d’Iyad Ag Ghaly dénommée ançardine du sud, étend ses ramifications jusqu’aux portes de Bamako.
Dans un communiqué rendu public par le site mauritanien Alakhbar, le front de libération de Macina revendique l’attaque perpétrée à Banamba le lundi 07 novembre et évoque la mort d’un soldat et la capture d’un autre. Les combattants du FLM, ajoute le communiqué, se sont retirés du village après l’avoir « occupé complètement » et « libéré tous les prisonniers ». Aussi, le front affirme avoir également «brûlé trois (3) véhicules, emporté trois (3) autres ainsi que sept (7) motos et trois (3) armes légères ».
Cette attaque revendiquée par le FLM (créé en janvier 2015) intervient 24 heures seulement après un conseil de défense présidé par le chef suprême des armées, le Président Ibrahim Boubacar Kéïta à Koulouba. La balade nocturne des bandits qui a duré quelques trois heures dans la ville de Banamba vient en rajouter aux inquiétudes des populations face à la multiplication des attaques à Bamako et environs.
Selon le site mali24 qui cite un témoin, un des prisonniers libérés était le cerveau du groupe de bandits de la localité réputé dans le vol de bétail et le cambriolage. Moussa Sow dit Moussa Sèmènè, de son vrai nom, était un habitant de la petite localité de Soya, commune de Bouran, cercle de Banamba. Il a été lynché par la population de son village après sa libération par les terroristes qui d’ailleurs, avaient pris la mesure d’assurer sa sécurité par un élément commis à cet effet. Ce dernier qui l’a accompagné jusque dans son village, a été neutralisé et remis aux forces de l’ordre selon le récit de l’interlocuteur de mali24. Quel lien entretenait ce bandit de grand chemin avec le FLM qui a revendiqué l’attaque ? Difficile d’y répondre. Le Ministre de la Justice, Mamadou Ismaël Konaté, a confié aux confrères de Studio Tamani que les bandits cherchaient à libérer deux terroristes dangereux qui ont été récemment transférés à Koulikoro. En tout cas, la libération des prisonniers était bien planifiée par les terroristes dont plus d’une vingtaine sont dans la nature.

Le scrutin du 20 novembre prochain menacé
Les élections communales prévues le 20 novembre pourront en pâtir si la situation sécuritaire n’évolue pas dans les semaines à venir. Outre l’attaque de Banamba, deux autres attaques ont eu lieu dans la nuit du vendredi au samedi 06 novembre, à Gourma-Rharous et à Bambara Maoudé (cercle de Rharous) qui ont fait au total quatre victimes dont un soldat togolais, sept blessés et des dégâts matériels importants. Ce regain des attaques au nord et au centre est une sérieuse menace pour la tenue du scrutin du 20 novembre prochain. Dans un communiqué, le PARENA de Tièblé Dramé affirme que l’insécurité a atteint un seuil jamais égalé au Mali et indique qu’aucune partie du territoire n’est aujourd’hui épargnée par cette poussée de fièvre terroriste.
Pour garantir l’effectivité des élections, les autorités maliennes et les forces étrangères présentes au Mali doivent travailler à mettre en place un dispositif de redéploiement des forces suivant la carte électorale à travers tout le pays.
D.T. Konaté
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