Journée mondiale de l’eau au Mali : Améliorer l’accès aux ressources en eau en qualité et en quantité

Comment produire de l’eau potable en qualité et en quantité pour toutes les populations du Mali tout en limitant le gaspillage pendant son utilisation ? Cette question était au centre d’une conférence-débat organisée à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau célébrée sous le thème : « Gestion intégrée des ressources en eau : Réponses au gaspillage de l’eau ». C’était, hier 22 mars 2017 à l’Hôtel Olympe International.

En organisant cette conférence, le gouvernement à travers la Direction Nationale de l’Hydraulique et ses partenaires techniques et financiers entendent attirer l’attention de la communauté internationale sur la problématique du gaspillage de l’eau dans le monde et ses effets induits sur les usages. Il s’agit également de sensibiliser les populations sur la rareté de ces ressources en eau et leur diminution consécutive aux effets néfastes des changements climatiques et de variabilité climatique.

Ainsi dans son mot de bienvenue, le Directeur National de l’Hydraulique, Yaya Aboubacar, a rappelé que l’humanité a besoin de l’eau. Pour répondre à ces besoins précieux, Yaya Aboubacar a estimé qu’il faut forcément limiter le gaspillage et augmenter la production.

L’Ambassadrice de Suède au Mali, Eva Emneus et le représentant de l’Ambassade des Pays Bas, Félix Hoogveld, ont tous insisté sur des solutions rapides en vue de limiter la pollution des ressources en eau. Mais pour cela, Félix Hoogveld a précisé qu’il faut forcément des volontés politiques à tous les niveaux. Selon Ismaël Oumar Touré, Secrétaire Général du Ministère de l’Energie et de l’Eau, il faut d’abord gérer les ressources en eau afin d’asseoir un développement durable. « L’eau est une ressource limitée, mais indispensable pour le développement durable », a-t-il ajouté. Pour un meilleur accès à l’eau potable moderne, Ismaël Oumar Touré appelle les populations à une gestion rationnelle.

Un programme d’urgence de plus de 346 milliards en vue

Lors de cette rencontre, plusieurs communications ont été faites. Ainsi dans sa présentation sur la GIRE et les différents usages, Paula Dobbelaar a déclaré : « Nous sommes tous responsables de la pollution de l’eau ». Pour elle, l’eau a une valeur économique, sociale et écologique.

Dans la communication relative au service public de l’eau potable, rôles et responsabilités des acteurs, Djoouro Bocoum, de la Direction Nationale de l’Hydraulique, a souligné qu’un programme d’urgence pour l’accès à l’eau potable a été étudié et évalué à plus de 346 milliards 626 millions de francs CFA pour la période de 2017-2020. Ce programme, selon Djoouro Bocoum, permettra de réaliser plus de 8 mille nouveaux points d’eau modernes, 229 d’adductions d’eau, 238 forages sur toute l’étendue du territoire national. D’autres communications ont permis aux participants de comprendre davantage les difficultés liées à la production et à la distribution de l’eau potable dans les zones urbaines et semi-urbaines du Mali.

Ousmane Ballo

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