Justice : Un rapport sur l’état des juridictions du Mali

Me Mamadou Ismaïl Konaté, ministre de la justice et des droits de l’homme, a présidé l’atelier de présentation du rapport de synthèse de l’évaluation des juridictions maliennes. A ses cotés on pouvait voir l’ambassadeur des Etats-Unis, M. Paul Folmsbee, la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Dagnoko, le président de la Cour suprême, Nouhoun Tapily, sans oublier les procureurs et autres acteurs de la justice. L’évènement s’est déroulé  le 6 avril dernier à Azalai hôtel Salam.

Le gouvernement de la République du Mali a entrepris une nécessaire mais indispensable reconstruction en urgence de l’Etat de droit et de la justice. Ce faisant, il a pleinement pris conscience du rôle impérieux de la justice dans l’instauration et la consolidation d’un Etat de droit, républicain, laïc et démocratique à même de restaurer la confiance du peuple et du justiciable de relancer le développement et de promouvoir l’investissement et créer le bonheur pour tous.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que le ministre de la justice et des droits de l’homme, Me Mamadou Ismaïl Konaté, a salué l’engagement des Etats-Unis, sans cesse renouvelé par la présence de SEM Paul Folmsbee dont le soutien en faveur de la réforme de la justice est constant. Pour lui, le budget de la justice pour 2017 reste encore largement en deçà de ce qui est souhaité. « Notre imagination nous engage à innover et à gérer de manière parcimonieuse ces maigres ressources. L’absence de matériels, d’équipements et d’infrastructures doit être suppléée par l’engagement volontaire des acteurs, hommes et femmes, épris de justice », a-t-il martelé.

En termes de réforme de la justice, le ministre de la justice et des droits de l’homme a touché du doigt quelques points récurrents. Au plan des ressources humaines le ministre avec l’accompagnement de ses partenaires, annonce le recrutement d’au moins une centaine de magistrats dès cette année en incluant les femmes candidates.

Il y a la formation continue et permanente avec le programme de formation des juges commerciaux qui sera lancé au courant de ce mois. Il y aura également la dotation de l’Institut national de formation judiciaire d’une salle de vision-conférence polyvalente destinée à accueillir des sessions d’échanges et de formation à distance, avec notamment les professionnels de la justice de la sous-région, de la région, du continent et d’ailleurs.

Le ministre a conclu, en insistant sur la nécessité que le juge soit amené à trancher les litiges dont il est saisi dans un délai raisonnable, dans la transparence, la sérénité et dans un cadre digne de la justice. Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis, l’un des partenaires stratégiques de la justice malienne, a insisté sur la réforme de la justice. Pendant deux jours, les acteurs de la justice étudieront le rapport sur l’évaluation de la justice malienne.

Bourama Camara

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