Lancement de la plateforme «Un Mali d’avenir» : Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga se positionne

Le successeur du regretté Premier ministre, Modibo Kéita, Abdoulaye Idrissa Maïga a lancé, ce 20 mars 2021 au Centre international de conférences de Bamako, la Plateforme «Un Mali d’Avenir», qui préconise l’action collective par des approches inclusives et endogènes.

Dans son exposé préliminaire, le Président de la Plateforme a eu une pensée pieuse pour les victimes de la crise sécuritaire et de la Covid-19 et fait observer une minute de silence en leur mémoire.

S’exprimant sur les défis et enjeux de l’heure, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a eu les mots justes pour décrire les maux qui gangrènent la nation malienne. «Depuis 2012, le monde entier est au chevet du Mali. Cependant, cette présence internationale paraît comme une garantie insuffisante pour relever le niveau de sécurité. Il est patent de noter la recrudescence de l’insécurité nourrie aux sources de la corruption, du terrorisme et du narcotrafic, lesquels règnent toujours sur nombre de nos villes et campagnes». Le désarroi est profond l’incertitude sans limite.

Ainsi «séquestrés» le Mali et le Sahel subissent les multiples soubresauts d’une crise qui perdure, déclare Abdoulaye Idrissa Maïga. Aussi est-il impérieux de donner du sens à l’action collective par des approches inclusives et endogènes. «L’urgence d’agir pour la paix conditionne tout progrès possible au profit d’un destin partagé et de l’intérêt général. C’est en raison de toutes ces considérations vitales que s’est constituée, ce vendredi 12 mars 2021, la Plateforme «Un Mali d’Avenir» qui puisse retirer tout son enjeu du 21ème siècle : sa survie, sa stabilité et son développement », justifie Abdoulaye Idrissa Maïga.

Citoyenneté et civisme au cœur des préoccupations

Pour le porte-parole de la Jeunesse, Alpha Mahamane Maïga, le Mali est en train de sombrer sous nos regards ébahis et impuissants, alors qu’il dispose d’hommes et de femmes capables de redresser la situation. L’esprit de la Plateforme, selon Hadèye Fofana de l’association citoyenne Civitas, interpelle tous. La citoyenneté et le civisme doivent être au cœur des préoccupations, dit-elle.

«Vous avez raison de vous engager pour un Mali d’avenir», a lancé le président du Parti RDS, Pr Younouss Hamèye Dicko,, la personnalité invitée à prendre la parole. Car le Mali d’aujourd’hui, rappelle-t-il, est un Mali cassé, concassé, brisé…. Pr Younouss Hamèye Dicko est parfaitement d’accord avec l’approche inclusive pour des actions endogènes. «Vous êtes sur la bonne voie. Vous méritez que les Maliens vous aident à réaliser l’avenir du Mali », a fait savoir Pr Dicko.

Abdoulaye Idrissa Maïga, témoigne Me Amadoun Touré, est un homme affable, un homme de principe, un patriote. «Ce n’est pas quelqu’un qui tombe sur quelqu’un».

Tout en appelant au rassemblement des hommes honnêtes et sincères au chevet du Mali, le Président du Parti socialiste Yeelen Koura, le ministre Amadou Koïta, a loué le leadership et l’autorité du Président de la Plateforme « Un Mali d’avenir ».

De l’avis de Pr Mohamed Salia Maïga, Abdoulaye Idrissa Maïga est un homme qui est présent pour la bataille et pour les autres.

Pour Diomansi Bomboté, journaliste-consultant, l’ancien Premier ministre doit accepter d’être un pont entre toutes les régions du Mali. « J’ai été impressionné par sa rigueur, son honnêteté…», a-t-il tenu à témoigner.

Abdoulaye Idrissa Maïga est un homme de principe qui ne s’est pas confiné chez lui, a déclaré, pour sa part, le doyen Mahamane Rakibou…… «Je crois en lui. On peut lui faire confiance».

L’initiative, a explicité le Président de la Plateforme en reprenant la parole, est de rester mobilisé au chevet de notre pays pour l’avenir. «Les Maliens doivent être réunis en pensée pour refuser l’intolérance et le chaos…Pour l’avenir, il faut agir. Nous ne pouvons plus accepter les destins tourmentés».

Et Abdoulaye Idrissa Maïga d’insister sur quelques urgences comme la préservation de l’intégrité territoriale, la lutte implacable contre la corruption, le renforcement de l’Etat de droit, la réhabilitation de l’esprit de la démocratie, la gestion rationnelle des ressources.

Il se montre favorable à une réforme du système électoral mais formule des réserves sur l’introduction de la proportionnelle lors des élections législatives. Il appelle à une meilleure appropriation du concept de régionalisation afin que les territoires n’échappent pas à l’Etat. «Il faut une nouvelle constitution », martèle-t-il en invitant à ne pas fermer les yeux sur ce qui est l’origine des crises.

Selon lui, l’établissement de la paix, de la sécurité est la condition sine qua non avant de passer à autre chose. Aux yeux d’Abdoulaye Idrissa Maïga, il faut instaurer la confiance des citoyens en l’Etat. Il faut, plaide-t-il, régler les problèmes avec courage sans faux-fuyants. Il appelle à un véritable sursaut national.

Last not the least, le successeur du Premier ministre Modibo Kéita demeure convaincu qu’un sens doit être donné à la fraternité sans jamais renier la patrie.

Chiaka Doumbia

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