Lancement de livre : ‘’Anaïssoune à l’école des blancs’’ de Pr Younouss H. Dicko

Après « Cent et une îles sur la Neva » en 1984, « les sables rouges de Kounti » en 1998, « Anaïssoune ou au temps de la baraka » en 2010, le vieux baobab de Gourma Rharouss vient de lancer son nouveau livre « Anaïssoune à l’école des blancs » pour le plaisir de ses lecteurs. C’était le samedi 27 avril à la Bibliothèque nationale en présence de M. Tiona Mathieu Koné, N’Tji Idriss Mariko, Mamadou Bani Diallo et  d’autres invités.

Après avoir remercié l’assistance pour l’intérêt accordé à sa personne, parlé de sa collaboration avec les éminentes personnalités qui l’entourent, l’auteur lève ici un coin du voile sur le contenu du livre et les motivations qui l’ont poussé à l’écrire. Extrait à lire.« Je parle de mon séjour en tant que l’homme à l’école nomade de Gourma Rharouss. Dans ma vie d’enfance, nous étions dans un endroit où il y avait aucun village à coté et nous étions de différentes nationalités entre guillemets parce que nous étions des enfants peulhs comme moi, des enfants touaregs et des enfants arabes. Nous n’avions pas nos pères à coté ni nos mères ni aucun autre village à coté. Nous étions dans un camp qu’on peut appeler une école, nous étions là en réalité parce qu’il fallait des enfants dans une école, on a pris les enfants dans toutes les grandes familles de Gourma pour donner l’exemple et nous étions les premiers à fréquenter cette école sans l’assistance d’un médecin ni un parent à nos cotés. Nos fractions, nos tribus nous envoyaient avec des bergers, quelques troupeaux de petit bétail et les français eux-mêmes nous donnaient du riz et nous avions des cuisiniers qui venaient d’une famille et nous étions campés au bord du fleuve. Ce livre a été écrit pour nos enfants, mes propres enfants ne connaissaient pas cette zone, c’est intéressant pour eux de savoir où leur père sortait, qui il est, quelle était sa famille, quelles étaient ses origines, ça peut intéresser aussi les lecteurs du livre. Le rapport avec la situation actuelle n’était pas dans l’idée qui a présidé  le livre mais le livre coïncide avec une situation actuelle et le livre est le deuxième tome d’Anaïssoune ou le temps de la baraka en 2010 où on a montré l’imbrication de toutes leurs familles, de toutes leurs ethnies et qui se solidarisaient les unes avec les autres et l’actuel Anaïssoune à l’école des blancs montre aussi le creuset  que l’école a formé entre les enfants ».

Bourama Camara

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