Le consortium des organisations de la société civile face à la presse : De gros efforts ont été déployés dans le processus électoral au Mali

La salle Moussa Mary Balla Coulibaly du Conseil National du Patronat du Mali a servi, lundi 21 novembre dernier, de cadre aux organisations de la société civile du Mali pour tenir une conférence de presse dans le cadre de l’observation du processus électoral. Animée par Demba Tounkara, président du consortium des OSC, la rencontre a enregistré la présence d’Olivier Girard, Directeur d’accord de l’USAID et les membres des OSC.
Dans le but d’informer l’opinion nationale et internationale sur les activités qui ont été menées sur le terrain le jour du scrutin, le consortium des organisations de la société civile a présenté un rapport à la presse.
Le consortium des OSC, constitué de la jeune chambre internationale Mali, du réseau plaidoyer et lobbying et de SOS démocratie, a déployé une équipe sur l’ensemble du territoire pour assurer le suivi des opérations de vote pour l’élection des conseillers communaux. Cette équipe est constituée de 750 observateurs dont 479 hommes et 271 femmes, 41 superviseurs, ainsi que de 9 coordinateurs et 20 gestionnaires de base de données pour assurer la remontée des données par le système de SMS, la gestion et le traitement des données au niveau du quartier général du consortium.
Selon Demba Tounkara, président du consortium, le déploiement des observateurs a été opéré dans toutes les régions et le District de Bamako à l’exception de Kidal, Ménaka et Taoudéni.
Comme faits marquants du scrutin, le président du consortium dira qu’au regard du résultat de l’observation du consortium, 93% des bureaux de vote couverts par les observateurs ont été ouverts à 08h00 et le matériel électoral était au complet dans 92% des bureaux de vote observés. De façon générale, le consortium a constaté une bonne organisation du scrutin dans les zones sécurisées couvertes par les observateurs.
Du rapport des observateurs, les forces de l’ordre ont été déployées en nombre dans les centres de vote des communes urbaines couvertes. Dans certaines régions du sud et à l’ouest, le scrutin n’a pas connu d’incidents liés à la sécurité.
Par contre, il a été constaté, au niveau de certaines communes des régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Ségou des incidents de nature sécuritaire ayant conduit à la destruction du matériel électoral, la disparition des membres de bureau de vote et l’annulation du scrutin.
Sur la base du rapport des observateurs, l’insécurité dans les régions du nord a empêché la tenue du scrutin dans plusieurs communes en plus des 15 communes déjà annoncées par les autorités administratives avant le scrutin. Sur ce, dans la région de Tombouctou (Goundam : 12/14 ; Nianfunké : 3/8 ; Rharous ; Serele, Hanzakoma) ; en région de Gao (Communes de Tessit, N’Tilit, Gabero) et enfin dans la région de Mopti (entre autres, les communes Diafarabé, Dia, Sokorodia, Diondori, Sougoulbe, Koureihondo, Gouroguire, Diaka et Socoura).
Selon le président du consortium Demba Tounkara, à la fin du scrutin, 80% des bureaux de vote observés par le consortium ont fermé à 18 heures, dans les 20% restants, les électeurs dans la file d’attente ont été autorisés à voter et cela s’explique par le démarrage tardif des opérations de vote au niveau de ces bureaux.
Enfin, de manière générale, une faible affluence a été observée dans les bureaux de vote observés par le consortium lors de ce scrutin, d’où le taux de participation de 26,6%.
Bourama Camara, stagiaire

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