Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga : « Cent jours constituent un moment de prise de conscience plus aigüe »

Abdoulaye Idrissa Maïga estime que ses premiers cent jours à la tête du gouvernement sont un moment de prise de conscience plus aigüe pour réaffirmer sa détermination inflexible à faire face aux grands défis auxquels le Mali est confronté en ces temps de difficultés.
A l’occasion de ses cents jours à la tête de l’équipe gouvernementale, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, a rencontré les journalistes le 29 juillet dernier au Campement « Le Kangaba ». Il était accompagné de quatre membres du gouvernement qui sont le Général Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la protection civile, Me Mamadou Ismaël Konaté, ministre de la Justice, Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement et Mme Nina Wallet Intallou, ministre de l’Artisanat et du tourisme. « Vous comprenez tous pourquoi j’ai estimé vous recevoir en ce lieu qui, il y a exactement 41 jours, a été attaqué par des assaillants barbares semant la désolation et la mort d’innocents, quatre étrangers et une malienne », a souligné d’entrée de jeu le Chef du gouvernement qui s’est incliné pieusement devant la mémoire des personnes disparues et prié pour le repos de leur âme. « Madame Mariane Montaut, ma présence ici est l’expression de notre solidarité pour la tragédie que vous avez vécue et en même temps, l’assurance de notre reconnaissance, celle du Président de la République et de l’ensemble du peuple malien pour votre attachement au Mali. Je voudrais vous réaffirmer notre soutien constant à vous et à votre compagnon, M Hervé Depardieu », a déclaré Abdoulaye Idrissa Maïga. Il a expliqué avoir pris pour prétexte ses cent jours à la Primature pour partager un modeste pot de l’amitié avec la presse. « Cent jours passés à la tête du gouvernement, dont la direction m’a été confiée par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, ne sont pas pour moi un argument suffisant pour des libations. Au contraire, il s’agit d’un moment de prise de conscience plus aigüe dont je vous prends à témoin pour réaffirmer ma détermination inflexible à faire face aux grands défis auxquels le Mali est confronté en ces temps particulièrement difficiles, défi pour ramener la paix dans un pays meurtri, défi pour que l’aspiration profonde de tous les Maliens à vivre des conditions de vie plus gratifiantes ne soit plus sans cesse différée aux calendes grecques. Ces défis appellent la mobilisation de mon gouvernement, mais aussi de vous tous, de tous les Maliens à l’intérieur comme à l’extérieur ».
Abdoulaye Idrissa Maïga a salué les efforts et l’engagement des hommes de média au service du peuple. « Je vous exhorte à poursuivre ces efforts dans le respect des règles d’éthique de votre profession mais aussi de morale tout court en tant que citoyens conscients de vos droits et devoirs au sein de la société dans laquelle vous vivez. Sans le respect des normes intangibles, tout ce que vous serez amenés à entreprendre est inexorablement voué à être dérisoire », a conclu le locataire de la Primature.
La Promotrice, Mariane Montaut, a salué ce geste du chef du gouvernement. « C’est un honneur et une chance….Vous posez un acte fort. Vous montrez que nous n’avons pas été abattus », a-t-elle lancé. Selon elle, « nous ne pouvons pas laisser la barbarie vaincre ». Au nom de l’ensemble de la presse, Chahana Takiou a remercié le Premier ministre et rassuré les responsables du Campement « Le Kangaba » de l’accompagnement de la presse.

Encadré :
Le Premier ministre au Campement « Le Kangaba », une jolie opération de com
Le Premier ministre et ses communicants ont réussi une jolie opération de communication en invitant les journalistes dans l’enceinte de ce campement qui a été le théâtre, le 18 juin dernier, d’une attaque terroriste. Selon un dossier de son service de communication, le Premier ministre entendait, au nom du peuple malien, de son Président et de son gouvernement, témoigner aux promoteurs de « Kangaba » sa sympathie et son soutien constant.

C. Doumbia
Source: Le Challenger

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *