Les coulisses

L’autre stratégie des avocats de la défense
L’autre stratégie des avocats de la défense au cas où la Cour rejetterait les exceptions dans leur intégralité, était tout simplement d’enlever leur robe et de déserter la salle laissant les membres de la Cour, les avocats de la partie civile et le Parquet général entre eux.
Des accusés dignement traités
Les accusés, tous des militaires ont été dignement traités
Contrairement aux autres accusés qui viennent aux assises menottes aux mains, aucun de ces 17 accusés n’est arrivé avec des entraves à l’audience. Seulement, dans leurs mouvements, ils étaient accompagnés par un garde.
Konaré, moins bavard
Le capitaine Amadou Konaré, n°2 de l’ex-junte militaire de Kati, a été moins bavard que les autres à Sikasso. A l’exception de l’appel quotidien des accusés à la barre, il a pris la parole à deux reprises : le jour de l’identification des accusés par la cour et le jour où l’audience a été boycottée par les avocats de la défense et de la partie civile pour divergence de vue avec le parquet. Le capitaine Konaré échangeait moins avec ses coaccusés.
Lassana Singaré toujours avec son chapelet
Il s’est fait particulièrement remarqué au cours des assises dans la salle Lamissa Bengaly. Pourquoi ? Lassana Singaré, natif de Koulikoro, tenait beaucoup à son chapelet. Même quand il partait aux toilettes, il ne se débarrassait pas de cet objet qui sert à implorer Dieu.
Blonkoro, inséparable de son sac
Blonkoro Samaké, colonel de la gendarmerie, tout au long de cet éphémère procès, avait un grand sac en main. Que contenait donc ce sac ? Des dossiers ? Mystère ! En tout état de cause, l’officier à la retraite était inséparable de son sac.
Les éléments des forces de sécurité de Sikasso soulagés
Les éléments de la gendarmerie, de la police, de la garde et de la protection civile de Sikasso ont été soulagés du renvoi de cette affaire à la prochaine session et de se débarrasser de ces colis encombrants, lesquels ont été expédiés à leur destination vers 5 heures du matin, le vendredi 9 décembre 2016.
Dix jours de prime payés aux forces de l’ordre
Le Ministère de la Justice qui laisse planer un mystère sur le budget de ces assises, avait prévu de payer dix jours de prime aux éléments des forces de sécurité déployés sur les lieux. Comme par extraordinaire, le renvoi de l’affaire a coïncidé avec la fin de ces dix jours.
Chiaka Doumbia

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