Lutte contre le paludisme

Ces mesures préventives en période hibernale qui peuvent sauver des vies
Le directeur du programme national de lutte contre le paludisme, Dr Diakalia Koné et le Pr Ogobara Doumbo, directeur du centre de recherche et de formation sur le paludisme du Mali étaient face à la presse mardi dans la salle de conférence du département de la santé et de l’hygiène publique, pour annoncer les stratégies de lutte et les mesures à observer pour minimiser la propagation du paludisme dans la période hivernale considérée comme une période de pique. C’était en présence du Dr Saran Diakité, directrice adjointe du PNLP et de certains membres du cabinet du département.
photo sante
Selon les conférenciers, les mois de septembre, octobre et novembre sont les plus dangereux avec l’enregistrement du plus grand nombre de cas de paludisme. Pour y faire face, les structures sanitaires et les populations doivent conjuguer leurs efforts.
A en croire au directeur du PNLP, Diakalia Koné, chacun peut jouer un rôle déterminant dans son environnement à travers les actions comme : le désherbage de la cour, assainir l’environnement, enterrer les pots et pneus et tout ce qui peut contenir l’eau après la pluie etc. Autres mesures recommandées, c’est l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée, les consultations prénatale. Ce n’est tout, le gouvernement à travers le département de la santé et de l’hygiène publique a fourni d’immenses efforts pour assurer gratuitement les traitements préventifs chez les enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Pour aucun enfant ne meurt du paludisme en 2016, le ministère de la santé et de l’hygiène publique a lancé une campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) en cours qui va couvrir les 65 districts sanitaires du pays. L’objectif est de limiter les dégâts de la transmission du paludisme pendant la période de pique. A cet effet, pour les régions du nord, la CPS est couplée à d’autres activités à grand impact comme la vaccination, le dépistage et la prise en charge de cas de malnutrition, et la distribution de moustiquaires imprégné d’insecticides à longue durée d’action. Pour les deux régions les plus touchées par le palu (Mopti et Sikasso), des brigades d’appui vont appuyer les activités de lutte pendant la période de pique.
A noter que malgré les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, le paludisme demeure un problème de santé publique majeur de par son impact sur la mortalité, la morbidité et les répercussions socio-économiques. Première cause des motifs de consultation dans les structures de santé (40%), la maladie constitue surtout la première de décès des enfants de moins de 5 ans et de l’anémie chez les femmes enceintes. En 2015, le nombre de cas de paludisme était de 2.369.245 dont 686.017 cas graves. Chez les enfants de moins de cinq ans, 797.322 cas ont été enregistrés et 117.002 cas chez les femmes enceintes. Le nombre de décès enregistrés a été de 1978 soit un taux de létalité de 0,89/1000.
Daouda T Konaté

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *