Lutte contre les violences basées sur le genre : Seize jours d’activisme

Le Ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en collaboration avec ses partenaires, a organisé une conférence de presse pour lancer la campagne des « 16 jours d’activisme (du 25 novembre au 10 décembre) pour la lutte contre les violences basées sur le genre ». C’était le vendredi dernier au Conseil National du Patronat.vbg-01
Placée cette année sous le thème national « Pour une paix durable au Mali, agissons pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles dans la famille, au travail et à l’école », la campagne « 16 jours d’activisme » contre les violences basées sur le genre est une campagne internationale qui a été lancée en 1991 lors du 1er Institut international des femmes leaders.
Elle est célébrée de manière annuelle à travers le monde afin de sensibiliser les populations et susciter une prise de conscience chez les acteurs de la lutte contre les violences sous toutes ses formes, les leaders religieux et d’opinion pour prévenir et apporter des réponses aux violences faites aux femmes et aux filles.
Une étude commanditée par le ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille sur les violences faites aux femmes et aux filles a déterminé une typologie de violences qui sont physiques, sexuelles et verbales. Au Mali, on note une prévalence accrue des différentes formes de violences qui font l’objet de peu d’attention. Ce sont notamment le viol, la violence conjugale, le rejet et la stigmatisation.
Dans le cadre du système de gestion des informations sur les VGB, le pays a enregistré 1 468 cas de VGB dont 292 cas de dénis de ressource et d’opportunité, 288 cas d’agression physique, 234 cas de viol, 192 cas de mariage forcé. Pour la même année, on a enregistré plus de 05 cas d’assassinat dans le contexte conjugal, 18 cas d’esclavage sexuel. Compte tenu de ces statistiques, la campagne constitue ainsi une occasion d’attirer davantage l’attention de l’opinion publique sur les violences perpétrées quotidiennement sur les femmes.
La conseillère principale pour la protection des femmes à la MINISMA, Mme Bernadette Sène, dira que les violences basées sur le genre représentent un danger de mort latent pour les trop nombreuses victimes déplorant que la crise qu’a connue le Mali en 2012, a entraîné une augmentation inquiétante des violences à l’égard des femmes et des filles à travers le pays à savoir, les mariages forcés et précoces, les violences sexuelles ou encore les mutilations génitales féminines. Elle a réitéré l’engagement de la MINUSMA et celle de l’ONU dans cette lutte.
La représentante de l’ONU Femmes, Awa Djiré, a affirmé que sa structure avec l’appui du MPFEF, a entamé un processus pour l’élaboration d’une proposition de loi pour la lutte contre les VGB, qu’elle compte soumettre l’année prochaine à l’Assemblée Nationale.
Le représentant du ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Ayouba Gouandé, a souligné que la lutte contre les VGB est un combat qui fait partie de l’une des priorités de son département en vue de mettre fin à toute forme de violences faites aux femmes et aux filles.
B. D. Stagiaire

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